Frank Zampino qualifie de «mensonger» et «scandaleux» le témoignage d’Elio Pagliarulo devant la Commission Charbonneau, voulant que l’ex-numéro 2 de la Ville de Montréal ait reçu 300 000 $ en liquide de l’entrepreneur Paolo Catania.
C’est par la voix de son avocate, Me Isabelle Schurman, que l’ancien président du comité exécutif de la Ville a réagi, lundi après-midi, devant le juge Pierre Labelle.
La cause criminelle dans laquelle MM. Zampino et Catania, de même que sept autres coaccusés de fraude ou de corruption dans le projet immobilier Faubourg Contrecoeur, s'est brièvement poursuivie au palais de justice de Montréal, peu après que le témoin Pagliarulo eut fait ses déclarations incriminantes.
M. Zampino ne s’est toutefois pas présenté au palais de justice de Montréal pour l’occasion, n’ayant pas à le faire à ce stade-ci des procédures.
«Mon client a été arrêté en mai dernier et depuis, il n’attend que l’occasion de pouvoir laver son nom et sa réputation devant la cour, a déclaré Me Schurman. Or, nous avons reçu de la Couronne, il y a à peine quelques jours, une copie de la déclaration que ce témoin (Pagliarulo) a livrée aux policiers dans leur enquête et voilà qu’on l’entend à la Commission Charbonneau. Ce témoignage est faux, mensonger et scandaleux.»
Me Pierre Morneau, qui représente le p.d.g. de l’entreprise Catania, André Fortin, s’est lui aussi plaint que la preuve qu’entend présenter la Couronne à ce procès — dont la date est encore loin d’être fixée — soit étalée devant la Commission Charbonneau «au moment où l’on se parle».
Martial Fillion, ex-chef de cabinet du maire Tremblay et ancien directeur général de la SHDM, ainsi que Bernard Trépanier, ancien directeur du financement au parti Union Montréal, font également partie de ces accusés, arrêtés par l’escouade Marteau en même temps que Frank Zampino.
La suite des procédures a été fixée au 3 décembre, alors que la Couronne informera la Défense de l’identité de ses témoins, parmi lesquels on comptera assurément M. Pagliarulo.