DETROIT – L’attaquant des Red Wings de Detroit Patrick Eaves a reçu un tir frappé à la tête il y a près d'un an maintenant, mais les maux de tête l'incommodent toujours.
«J'ai de bonnes et de mauvaises journées», a-t-il affirmé au quotidien «Detroit Free Press», lundi.
Eaves a reçu la rondelle sur le côté de sa tête le 26 novembre dernier, lorsqu’il a plongé pour bloquer le lancer de Roman Josi, des Predators de Nashville, en désavantage numérique. Il avait alors souffert d'une fracture de la mâchoire et d'une grave commotion cérébrale, ce qui avait mis fin à sa saison.
Depuis le début du lock-out, il s'entraîne avec quelques-uns de ses coéquipiers trois fois par semaine. Les maux de tête sont moins fréquents, mais Eaves a souligné que si le camp d'entraînement commençait aujourd'hui, il n'aurait pas le feu vert pour jouer.
Le Canadien de 28 ans affirme qu'il n'a jamais songé à prendre sa retraite. Il n'est pas non plus amer de devoir vivre avec des symptômes de commotion cérébrale.
«Je ne peux pas faire ça. Ça fait un bout, mais je ne dois pas lâcher et je dois être positif tous les jours, avoir plus de bonnes journées que de mauvaises», a-t-il précisé.
Malgré le lock-out qui prévaut dans la Ligue nationale de hockey (LNH), il peut rencontrer les médecins de l'équipe une fois par semaine et il touche quand même son salaire, car il était sur la liste des blessés avant le début du conflit.
L’an dernier, Eaves n’a disputé que 10 rencontres, récoltant au passage une mention d’assistance. Au total, en carrière, il a obtenu 133 points, dont 70 buts en 380 rencontres dans la LNH.