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« Ras-le-bol » de Tremblay

Trois Montréalais sur quatre estiment qu’il devrait remettre sa démission

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Gérald Tremblay n'a plus la confiance de ses électeurs dont il a besoin pour s'accrocher à ses fonctions de maire de Montréal, selon les résultats sans équivoque d’un sondage Léger Marketing pour le Journal de Montréal.

Les appuis qu'obtient M. Tremblay auprès des Montréalais fondent à vu d’oeil: il ne reste plus qu’un Montréalais sur 10 qui souhaite le voir demeurer en poste. C’est la moitié moins que lors du dernier coup de sonde au début octobre.

Ils sont dorénavant trois Montréalais sur quatre à exiger sa démission.

Des résultats qui ne sont pas étrangers au fait que la très grande majorité (87%) juge fondées les allégations de corruption à la Ville de Montréal entendues devant la commission Charbonneau.

«Le message est clair pour M. Tremblay», confirme Aubert Lavigne-Descôteaux, de Léger Marketing.

«C’est énorme. C’est un ras-le-bol généralisé», convient Jean-Marc Piotte, professeur d’éthique et de politique à l’UQAM.

Démission bientôt?

«Ça (les allégations) s’accumule jour après jour. C’est sûr que ce n’est pas prouvé légalement, mais les témoignages concordent tellement que c’est certain qu’il y a anguille sous roche», explique-t-il.

Il ne lui reste plus qu’à démissionner, croit lui aussi M. Piotte. Ce qui ne saurait tarder tant la pression est forte, d’après le professeur.

«Je suis convaincue qu'il (Gérald Tremblay) va annoncer qu'il ne terminera pas son mandat et qu’il va partir probablement avant la fin de l'année 2012», prévoit elle aussi Danielle Pilette, professeure spécialisée en gestion municipale et métropolitaine à l'UQAM.

Elle croit que M. Tremblay tente d’éviter qu’une élection soit déclenchée avant la date prévue de novembre 2013. Il y réussira s’il démissionne après le 6 novembre, mais pas avant.

«Mais on ne peut pas eut pas laisser les deux plus grandes Villes du Québec (Montréal et Laval) dans le limbo jusqu’en novembre 2013», plaide Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance des organisations privés et publiques.

Élections réclamées

S’il croit que M. Tremblay «n’a plus le choix de démissionner», une élection au printemps prochain lui semble préférable à une attente d’un an, selon lui.

Les Montréalais sondés sont de son avis. Sept personnes sur 10 seraient favorables à ce que le gouvernement du Québec modifie la loi afin de permettre des élections rapides.

Dans des proportions similaires, les sondés désirent que la loi permette la destitution du maire (76%) ou encore la mise sous tutelle de la ville (65%).

Entre temps, pas moins de 83 % des Montréalais sondés jugent inacceptable la hausse de taxes de 3,3 % annoncée par l’administration Tremblay.

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