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Christine la Reine-Garçon

La vie de la reine de suède incarnée par Céline Bonnier

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C’est une toute nouvelle création, sous un thème royal, que nous présentera le TNM à compter du 13 novembre prochain, soit celle de l’auteur Michel Marc Bouchard.

C’est une toute nouvelle création, sous un thème royal, que nous présentera le TNM à compter du 13 novembre prochain, soit celle de l’auteur Michel Marc Bouchard.

La pièce dramatique Christine, la reine-garçon met en avant l’histoire de la Reine de Suède, et ce n’est nulle autre que l’excellente comédienne Céline Bonnier qui l’interprétera. La mise en scène de cette pièce à caractère historique, qui a été confiée à Serge Denoncourt, propose un contexte sociopolitique particulier. En tout, on compte dix acteurs dans cette imposante distribution, dont Catherine Bégin, David Boutin et Éric Bruneau.

C’est pratiquement une offre impossible à refuser que celle de jouer une reine, et de décrocher le premier rôle. Ce l’est encore davantage lorsque l’auteur, Michel Marc Bouchard raconte avoir écrit sa pièce en pensant spécialement à elle. Elle, c’est l’actrice Céline Bonnier, que l’on verra sur les planches du TNM, personnifier la Reine de Suède, un personnage réel dont l’histoire a traversé les siècles en raison de sa personnalité particulière, flamboyante et imprévisible. On l’appelle la reine marginale ou encore la reine rebelle. On pourrait également la surnommer la reine courageuse et intelligente, mais on retiendra qu’il s’agit d’une femme bien en avant de son temps.

Si la Reine de Suède est un personnage authentique, est-ce que l’histoire de Christine, la reine-garçon l’est tout autant? «Absolument», répond l’auteur, Michel Marc Bouchard. «Les faits et les personnages de la pièce ont bel et bien existé, j’ai cependant moussé certains éléments. Il n’y a qu’Érika, l’une de ses suivantes, qui est de la fiction. Elle est celle qui joue à l’espionne et qui va rapporter les faits et gestes.»

L’histoire

Elle est campée dans le château d’Uppsala, en 1649. Enfant unique de Gustave II, Christine est élevée comme un garçon. Ses parents la considèrent hideuse, d’autant plus qu’ils auraient souhaité un garçon. Son père la nomme d’ailleurs roi de Suède, faute d’héritier mâle. Celui-ci meurt alors qu’elle n’a que six ans. Elle accède alors au trône. Étant donné son âge, elle sera sous la tutelle du chancelier Axel Oxenstierna. «Christine sera plus près de son tuteur que de sa propre mère. Sa mère ne l’aime pas, elle est même jalouse de sa propre fille, car elle a accaparé l’attention de son père au détriment de son épouse», raconte le metteur en scène, Serge Denoncourt, un passionné d’histoire. De plus, sa mère sera atteinte de folie.

Christine est brillante, en plus de ses études classiques elle s’intéresse aux arts et à l’histoire. «Polyglotte, à l’âge de 14 ans, elle parlait notamment le suédois, le français, l’espagnol, l’italien et le portugais», précise l’auteur.

Une reine non mariée

Dès que Christine devient adulte, son entourage sera préoccupé par les projets de mariage, pour assurer la dynastie. «Elle aura des déclarations d’amour, mais Christine, elle, est plutôt amoureuse d’une femme, sa suivante», annonce la comédienne Céline Bonnier. Parmi les prétendants, il y aura Charles-Gustave, son cousin. Bien qu’elle sera déstabilisée par ses déclarations d’amour, elle le repoussera, préférant se consacrer aux Lettres et aux Arts. «Elle achetait des bibliothèques d’un peu partout à travers le monde», fait savoir Michel Marc Bouchard. Elle fera aussi l’acquisition d’œuvres d’art, principalement des tableaux provenant d’Italie.

«Assoiffée d’apprendre, elle fera venir dans son royaume le philosophe français René Descartes, afin qu’il lui enseigne tout ce qui anime les passions qui habitent l’âme», souligne Céline Bonnier. Il aura un rôle déterminant dans ses choix. Portée vers les dépenses un peu folles, elle réussira à troubler les finances royales. Dès 1651, la Reine Christine envisage l’abdication, ne pouvant se résigner à se marier. C’est en 1654 qu’elle va abdiquer de la Couronne de Suède définitivement.

«Céline Bonnier est l’actrice parfaite pour ce rôle, elle est remarquable, c’est d’ailleurs l’une de nos meilleures actrices», tient à préciser le metteur en scène. «Ce sera un rôle marquant dans sa carrière. On se souviendra longtemps de Céline Bonnier dans le rôle de Christine, la reine-garçon», estime Serge Denoncourt.


 

 

CHRISTINE, LA REINE-GARÇON

Auteur: Michel Marc Bouchard

Mise en scène : Serge Denoncourt

Distribution : Céline Bonnier, Catherine Bégin, David Boutin, Éric Bruneau, Louise Cardinal, Jean-François Casabonne, Mathieu Handfield, Robert Lalonde, Magalie Lépine-Blondeau et Gabriel Sabourin

Du 13 novembre au 8 décembre

Du mardi au vendredi à 20 h et les samedis à 15 h et 20 h

Durée : 2 h 20 approximativement incluant l’entracte

Au Théâtre du Nouveau Monde

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