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Martin Bédard : « Autant de travail pour en arriver là »

«Autant de travail pour en arriver là…» – Martin Bédard
photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse
Comme c’est son habitude à la fin d’une saison, on a vu Marc Trestman remercier ses joueurs après la rencontre. On le voit ici serrer la main de Trent Guy.

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Comme il fallait s’en douter, les mines étaient basses dans le vestiaire des Alouettes.

Même s’il n’était visiblement pas d’humeur à livrer ses états d’âme, Martin Bédard est celui qui a le mieux résumé la situation.

«On travaille une année entière, même pendant la saison morte, pour disputer des matchs de cette importance. Et en fin de compte, on se retrouve du côté des perdants», a déclaré le spécialiste des longues remises. Autant de travail pour en arriver là...

«On peut reconnaître leur mérite, car ils sont arrivés prêts, mais ce sont les détails et les revirements coûteux qui nous ont mis dans cette situation», a-t-il ajouté.

Arraché des mains

Au chapitre des revirements, on retrouve, bien entendu, les deux interceptions d’Anthony Calvillo.

Cependant, l’échappé provoqué par Pacino Horne, qui a littéralement arraché le ballon des mains d’Éric Deslauriers à mi-chemin du quatrième quart, a fait très mal.

En complétant le jeu, Deslauriers aurait permis aux siens, en arrière 27 à 20, d’obtenir un premier essai à la ligne de 18 des Argonauts.

«Je dois réussir les jeux lorsqu’on m’en donne l’opportunité. Ce n’est pas arrivé aujourd’hui», a lancé le receveur de passes, manifes­tement repentant.

Marc Trestman a eu beau contester la décision, prétendant que Deslauriers avait touché le sol avant de perdre la possession du ballon, mais la reprise vidéo a tranché en faveur de l’arbitre.

«Pendant que je tombais, le joueur des Argos s’est lancé en sens inverse, ce qui m’a fait perdre le ballon, a expliqué Deslauriers. C’est le genre de revirement inacceptable.»

Deuxième défaite de suite

Pour un deuxième automne consécutif, les Alouettes voient donc leur saison prendre fin dans l’enceinte du Stade olympique, un endroit où ils avaient remporté cinq de leurs six derniers matchs éliminatoires.

«C’est extrêmement frustrant de perdre à domicile devant une aussi belle foule (50 112 spectateurs), a soutenu Luc Brodeur-Jourdain en rentrant au vestiaire. Offensivement, on a été à plat pendant trois quarts. C’est affreux. En deuxième demie, on n’a inscrit que trois points.»

Le suivant quelques pas derrière, Patrick Lavoie avait le cœur gros en regardant les joueurs des Argonauts se préparer à recevoir le trophée des champions de la section Est.

«Nous avons commis de grosses erreurs. On s’est tiré dans le pied en écopant de punitions inutiles, en échappant des ballons et en ratant quelques tracés», a énuméré la recrue.

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