JM | Santé

Diabète: nouvelle épidémie mondiale

Johanne Blais

Publié le: | Mise à jour:

Le 14 novembre dernier avait lieu la journée mondiale du diabète, sur le thème «Diabète: Protégeons notre futur».

J’ai beaucoup de patients diabétiques et je suis très préoccupée par cette maladie trop fréquente de nos jours.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) évalue à 347 millions le nombre de personnes diabétiques dans le monde et, à ce rythme, on projette que le nombre de décès dus au diabète va doubler entre 2005 et 2030(1).

Plus près de nous, au Québec, il y a actuellement 760 000 personnes diabétiques. De ce nombre, 200 000 ignorent leur état, particulièrement parmi les gens de plus de 40 ans(2).

Deux types

Il existe deux types de diabète.

Le diabète de type 1 est celui qui se diagnostique dès l’enfance et l’adolescence. Malheureusement, on ne peut prévenir son apparition. Il se manifeste lorsque le corps est incapable de produire suffisamment d'insuline. C’est pourquoi cette maladie nécessite des injections quotidien­nes d’insuline.

Le plus fréquent est sans contredit le diabète de type 2 et c’est celui pour lequel on peut avoir un impact important comme individu et comme société. Environ 90% à 95% des gens qui sont atteints du diabète souffrent du diabète de type 2. Il apparaît parce que le corps ne peut utiliser correctement l’insuline dont il a besoin. Il affec­te normalement les personnes de plus de 40 ans, mais on commence malheureusement à l'observer chez les enfants et les adolescents.

Le diabète de type 2 est un petit malin. Il peut demeurer asymptomatique pendant plusieurs années. Il faut donc s’en méfier et le dépister précocement. L’Association canadienne du diabète recommande de faire une glycémie à jeun tous les trois ans chez tous les adultes, après 40 ans, et plus tôt s’il y a des facteurs de risque. Pour les enfants à haut risque, on conseille de faire un test de glycémie tous les deux ans.

Plus on le détecte tôt, plus on retarde le risque de complications telles que les maladies cardiovasculaires, cérébrovasculaires, oculaires, rénales et les problèmes de dysfonctionnement érectile.

Les facteurs de risque sont connus: obésité, sédentarité, alimentation riche en gras, antécédents familiaux de diabète, antécédents de diabète gestationnel, d’hypertension artérielle ou de cholestérol élevé, etc.

Habitudes de vie

Élément encourageant: si on améliore nos habitudes de vie, on peut prévenir, ou du moins retarder, l’apparition du diabète de type 2. Ainsi, une alimentation saine, la pratique d’activités physiques régulières, le maintien d’un poids santé et l’arrêt du tabac éloignent le diabète de type 2.

Alors, on s’y met et on protège notre futur?


(1) www.who.int/mediacentre

(2) www.diabete.qc.ca

Vos commentaires

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.

Pour signaler un problème avec Disqus ou avec la modération en général, écrivez à moderation@quebecormedia.com.
Les commentaires sont modérés. Vous pouvez également signaler aux modérateurs des commentaires que vous jugez inappropriés en utilisant l'icône.

Commentaires propulsés par Disqus