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Une relève encore plus difficile à trouver

Une relève encore plus difficile à trouver
Photo d’archives
Éric Forest, Président de l’UMQ
Une relève encore plus difficile à trouver
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Éric Forest, Président de l’UMQ

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Les démissions successives des maires Tremblay, Vaillancourt et Marcotte dans une atmosphère de scandale risquent fort d’en décourager plus d’un de se lancer en politique municipale.

«On est à moins d’un an d’une échéance électorale. Les défis sont tellement importants au niveau municipal. (...) Il faut qu’on attire des hommes et des femmes compétents qui veulent faire une différence dans leur milieu», exhorte Éric Forest, maire de Rimouski et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Mais on devra redoubler d’efforts dans le contexte actuel, indique-t-il. «Il y a une perception (négative), il ne faut pas se mettre la tête dans le ­sable», convient le président de l’UMQ.

«C’est sûr que quand tu es honnête, mais qu’(on te demande) “Éric, as-tu eu une enveloppe brune?” à un moment donné, ça ­devient usant», partage-t-il.

Les élus en viennent à se demander: «Est-ce que moi aussi je suis l’objet de suspicion? C’est clair qu’il y a un fardeau à porter», ­explique le maire Forest, qui souligne que les allégations de corruption et de collusion ne visent qu’une poignée d’élus alors que la province en compte 8000.

Mêmes équipes réélues ?

«Je me demande bien qui va se présenter à un poste politique à l’avenir. C’est quasiment impossible. Les gens n’ont pas de vie et sont toujours soupçonnés d’être des escrocs, des voleurs. Effectivement, il y en a, mais moi je veux bien croire que tout le monde n’est pas escroc, n’est pas voleur dans la vie», avertit Carolle Simard, professeure au département de sciences politiques de l’UQAM.

Or, dans ces conditions, «l’inquiétude qu’ont beaucoup de personnes, c’est que les mêmes équipes qui ont peu les mains sales se retrouvent au pouvoir», soutient la professeure pour qui la réélection des mêmes équipes est une possibilité qu’on ne peut écarter.

«On est dans une dynamique un peu difficile (présentement). Il faut qu’il y ait des gens suffisamment courageux et qui croient suffisamment à la gestion publique et au don de soi», assure-t-elle.

Quant au taux de participation aux prochaines élections, «est-ce que cela va encourager encore davantage le désintéressement et le cynisme? Eh bien, ce serait dommage, parce que ce serait encourager la répétition de ces actes», prévient-elle.

En effet, les élus doivent sentir que les citoyens les ont à l’œil pour éviter que des gestes illégaux soient posés, croit-elle. Pour ce faire, les citoyens doivent être impliqués et voter, lance Mme Simard.

Elle rappelle que rien n’est encore joué et qu’il incombera aux électeurs de décider dans les urnes en novembre prochain.

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