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Politique | Québec

Qui dit don, dit crédit d’impôt

Jean-François Lisée pourra réclamer un remboursement pour sa générosité aux décrocheurs

Jean-François Lisée
Photo les archives, Jean-François Desgagnés
Jean-François Lisée
Photo les archives, Jean-François Desgagnés

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Jean-François Lisée aura droit à un crédit d’impôt sur sa rémunération de ministre de 150 924 $ pour avoir fait don de son deuxième salaire, payé par l’Université de Montréal.

Jean-François Lisée aura droit à un crédit d’impôt sur sa rémunération de ministre de 150 924 $ pour avoir fait don de son deuxième salaire, payé par l’Université de Montréal.

Mercredi, le Journal a révélé la teneur d’une entente liant M. Lisée et l’UdeM, son ancien employeur. Cette entente stipulait que pour chaque année de travail, M. Lisée recevait en boni un treizième mois de salaire, versé au moment où le ministre des Relations internationales quitterait son emploi.

Ce «congé de préretraite avec maintien de son salaire annuel actuel» de près de 104 000 $ lui est versé jusqu’au 28 février prochain, soit 8667 $ par mois.

Devant les critiques, M. Lisée a annoncé le jour même qu’il renonçait à cette double rémunération et allait donner ces montants à des organismes qui viennent en aide aux décrocheurs.

«Je verserai ces sommes, de façon régulière et prévisible, aux entreprises d’insertion de Rosemont, qui font des miracles pour donner une seconde chance — et parfois une troisième — à des jeunes qui ont besoin d’un coup de main pour réussir leur vie», a-t-il ajouté.

Le ministère confirme

Or, le ministère de Revenu a confirmé que dans la mesure où le don est fait à un organisme de bienfaisance enregistré et que ce dernier délivre un reçu renfermant certains renseignements spécifiques, M. Lisée pourra réclamer un crédit d’impôt non remboursable.

Au Québec, le montant du don admissible au crédit d’impôt ne peut toutefois pas dépasser 75 % du revenu net. M. Lisée pourra obtenir ce crédit d’impôt l’année du don ou les cinq années suivantes.

M. Lisée n’a pas voulu commenter directement le sujet, mais son attaché de presse confirme que « pour ce qui concerne les reçus aux fins d’impôts à la suite des dons, M. Lisée n’a toujours pas pris de décision à ce jour.»

L’UdeM se défend

L’UdeM s’est défendue hier d’avoir contourné sa propre politique salariale en offrant cette entente à Jean-François Lisée. «L’indemnité de départ» de Jean-François Lisée «correspond aux pratiques normales en la matière dans le secteur public et parapublic», a écrit l’Université dans un communiqué de presse.

Si M. Lisée a eu droit à cette clause dans son contrat d’embauche, c’est parce qu’il avait un statut contractuel, argue-t-elle.

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