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Droits de scolarité

La recette parfaite pour une crise

Laberge
Photo d'archives
Éliane Laberge, présidente de la FECQ.
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Éliane Laberge, présidente de la FECQ.

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Geler les droits de scolarité à l’université serait la meilleure recette pour replonger le Québec dans une crise sociale du genre de celle survenue au printemps 2012.

C’est l’avertissement servi par l’économiste Pierre Fortin à l’occasion de la seconde rencontre préparatoire au sommet sur l’enseignement universitaire qui se tient à Trois-Rivières. M. Fortin a évoqué ce qui pourrait survenir dans l’avenir si le gouvernement du Québec devait décréter un gel des droits de scolarité. «Tôt ou tard, quelqu’un quelque part voudra (...) soulager le contribuable et corriger le sous-financement universitaire, ce qui nous plongera dans une nouvelle crise sociale», a prévenu M. Fortin.

«Il ne fait aucun doute que si on veut éviter les crises à répétition et assurer la stabilité sociale comme la stabilité financière, la solution la plus sage consiste à appliquer une modeste indexation annuelle aux droits de scolarité», a dit M. Fortin. L’accessibilité aux études universitaires ne constitue pas un problème généralisé au Québec, a soutenu le professeur en économie de l’UQAM.

Opinion contraire

Les associations étudiantes sont bien loin de partager l’opinion de Pierre Fortin. La FECQ et la FEUQ, persistent à réclamer le gel des droits de scolarité. «Il faut maintenir le gel des droits de scolarité dans une perspective de gratuité et améliorer l’aide financière aux études», a réclamé la présidente de la FECQ Éliane Laberge.

Pour sa part, l’ASSÉ continue à s’inspirer du rapport Parent, qui avait présidé au développement du réseau québécois de l’éducation il y 45 ans, et revendique la gratuité scolaire de la maternelle à l’université. Les frais de scolarité sont un empêchement à l’égalité des chances, estime l’ASSÉ.

 

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