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Luongo surpris d'être encore à Vancouver

Roberto Luongo
PHOTO REUTERS Roberto Luongo

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VANCOUVER - Défaire ses valises ou non, telle est la question pour Roberto Luongo.

 

Dans le plus récent épisode d’un roman-savon continuant de susciter l’intérêt dans la Ligue nationale (LNH), l’un des joueurs dont le nom est le plus mentionné dans les médias a patiné avec ses coéquipiers des Canucks de Vancouver, vendredi. Il a admis que ce scénario n’était pas celui qu’il avait prévu lorsque la dernière saison a pris fin.

Cependant, Luongo est maintenant de retour à Vancouver, malgré les rumeurs de transaction persistantes et l’incertitude concernant la durée de son séjour en Colombie-Britannique.

Après tout, lorsque les camps d’entraînement s’ouvriront dimanche et que les équipes pourront recommencer à transiger, l’ancien gardien numéro 1 des Canucks prendra le premier vol pour quitter la ville.

Au terme d’une séance de patinage à l’Université de la Colombie-Britannique vendredi, le Québécois a affirmé qu’il ne ressentait rien de particulier à l’idée d’enfiler le chandail de sa formation actuelle, et ce, en dépit des spéculations incessantes.

«Si vous m’aviez posé la question à ce moment-là [au terme de la dernière campagne], j’aurais dit que je ne pensais réellement pas être de retour pour le camp d’entraînement, a-t-il exprimé. Au fur et à mesure que l’été avançait, je me suis fait à l’idée. Je suis prêt, peu importe ce qui m’arrivera.

«Je me suis gardé plusieurs possibilités ouvertes et l’une d’entre elles était évidemment d’être ici.»

Clause de non-échange

Le futur du gardien est nébuleux depuis que Cory Schneider l’a délogé de son poste de partant à la fin de la campagne 2011-2012. Son cap salarial de 5,3 millions $ étant aussi un problème, la direction des Canucks n’a pas voulu sceller une transaction avant le lock-out ayant duré 113 jours.

Alors que sa clause de non-échange lui permet d’avoir le dernier mot sur sa prochaine destination – les Maple Leafs de Toronto sont maintes fois évoqués -, le principal intéressé précise qu’il n’est pas impliqué dans le processus.

«À ce point-ci, j’attends seulement qu’on [le directeur général des Canucks, Mike Gillis] vienne vers moi. C’est juste cela, présentement, a-t-il indiqué, ajoutant qu’il avait peu discuté avec Gillis depuis la fin de la dernière saison. Je suis concentré sur ce qui se passe ici jusqu’au jour où l’on me dise autre chose.

«Sur certains aspects, moi et Mike sommes sur la même longueur d’ondes actuellement et je vais attendre patiemment jusqu’au moment où il aura une réponse pour moi.»

Serein

Cet état d’esprit aurait été sensiblement différent si la situation s’était présentée lorsque Luongo est arrivé à Vancouver pour la première fois, en 2006. Toutefois, maintenant qu’il est plus vieux (33 ans), plus mature, plus compréhensif et plus expérimenté, il peut mieux composer avec l’inconnu et l’adversité.

«Vous essayez seulement de prendre le positif de n’importe quoi, a-t-il déclaré. Peut-être qu’il y a quelques années, j’aurais approché cela différemment, mais je pense que je suis à un stade de ma carrière où je suis plus posé qu’avant.

«Je vais me présenter, avoir du plaisir et apprécier le hockey. Je ne vais pas m’énerver à propos d’une transaction ou du nombre de matchs que je jouerai.»

En ce moment, Luongo se prépare à disputer des rencontres de nouveau. Il avoue que l’absence de parties hors-concours avant le début de la saison, le 19 janvier, est décevante, compte tenu de ses lents départs.

«Nous connaissons tous mon histoire au début de ce camp: les débuts d’année n’ont jamais été excellents pour moi, a-t-il expliqué. Par contre, cette fois-ci, la situation est un peu différente. [...] J’ai travaillé extrêmement fort sur mon jeu avec [l’instructeur des gardiens] François Allaire. Je veux réellement me tester pendant un match et voir où j’en suis.»

Vigneault se fait discret

Si les Canucks entament la campagne avec Luongo et Schneider – qui a signé une prolongation de contrat de trois ans en juin -, l’entraîneur-chef Alain Vigneault ne dévoilerait pas l’identité de son partant.

«Présentement, j’ai deux gardiens de premier plan. Je me considère très chanceux, a mentionné Vigneault pendant son point de presse, vendredi. Dans le passé, j’ai démontré que je savais utiliser mes deux gardiens de la bonne façon, au bénéfice de l’équipe. C’est ce que je continuerai de faire.»

Pour sa part, Schneider a été impressionné par la manière avec laquelle Luongo a géré la situation.

«Il a été très convaincant dans tout cela et c’est quelque chose dont nous devons tirer une leçon, a affirmé Schneider. Avoir deux bons gardiens dans un sprint de 48 matchs, c’est un avantage que nous pouvons exploiter.»

 

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