WASHINGTON -
Mathieu Perreault s’attendait à jouer un plus grand rôle cette saison avec les Capitals. La saison n’est vieille que de deux matchs, mais il n’a toujours pas gagné la confiance de son nouvel entraîneur, Adam Oates.
Le 5 juillet dernier, Perreault a écrit son nom au bas d’un contrat de deux ans avec les Capitals au salaire annuel de 1 million $ pour la première saison et de 1,1 million $ l’année suivante.
Pour la première fois depuis ses débuts professionnels, il croyait enfin trouver une plus grande stabilité dans la capitale américaine.
«C’est difficile à comprendre, a dit Perreault après la défaite de 4 à 2 contre les Jets de Winnipeg, mardi. Quand j’ai parlé avec les Capitals cet été avant de signer mon contrat, ils m’ont dit que je faisais partie de leur groupe d’élite parmi les attaquants. Ce qu’ils m’ont dit, ce n’est pas ce que je vis en ce moment.
«À mes quatre dernières années à Washington, j’ai toujours eu à prouver ma valeur, a-t-il ajouté. Chaque année, je recommence aussi avec un nouvel entraîneur. C’est la même histoire tous les ans, je recommence toujours à zéro.»
Des limites à la patience
Après seulement deux matchs, le centre natif de Drummondville ne cognera pas immédiatement à la porte d’Adam Oates ou du directeur général, George McPhee.
«Je ne dois pas paniquer après deux rencontres, a dit Perreault, qui a joué un mois à Helsinki, en Finlande, pendant le lock-out. Je resterai patient, même si ce n’est pas facile. J’ai joué 3 min 30 s contre Tampa et moins de 5 minutes contre les Jets. J’essaye de demeurer positif. Je ne commencerai pas à sacrer et je ne pognerai pas les nerfs, mais ce n’est pas évident.»
S’il voit que son sort ne s’améliore pas dans les prochaines semaines, il réclamera un changement.
«Je vais être patient, mais juste un certain temps, a lancé l’attaquant de 25 ans. À un certain moment, ma patience aura des limites. Je ne pourrais pas m’imaginer dans un tel scénario pendant deux ans.
«L’an dernier, j’ai marqué 16 buts et j’ai obtenu 30 points, c’était une belle saison, selon moi, a-t-il enchaîné. Je pensais arriver ici cette année et qu’on me confierait un rôle plus important au sein de l’équipe. Ce n’est pas le cas jusqu’ici.»
Au sein du quatrième trio
Pour l’instant, Perreault se retrouve au centre du quatrième trio aux côtés de Matt Hendricks et de Joey Crabb. Sur une telle unité, il n’a pas l’occasion d’exprimer son talent offensif.
En conférence de presse après l’entraînement optionnel de son équipe, hier, à Arlington, Oates a parlé avec une belle franchise du Québécois.
«Je crois que Mathieu a bien joué contre les Jets et c’est de ma faute, je ne l’ai pas suffisamment utilisé, a reconnu Oates. Je le considère comme un bon joueur et je dois apprendre à le connaître.
«On doit toutefois regarder les joueurs qui sont devant lui, a-t-il poursuivi. Je ne peux pas le placer avec Nicklas Backstrom ou Mike Ribeiro. Il devra attendre son tour et continuer à s’améliorer.»
Bruce Boudreau et Dale Hunter avaient possiblement le même message pour Perreault avant l’arrivée d’Oates. La patience restera toujours la clé.
• Après deux matchs, Perreault n’a toujours pas de points et il présente un différentiel de -1.