BROSSARD -
Plus les saisons passent, plus l’histoire se répète pour Yannick Weber.
Laissé de côté lors des trois premiers matchs du Canadien, le défenseur suisse semble une fois de plus éprouver des ennuis à démontrer son utilité.
«Avec un camp d’entraînement de seulement quelques jours, je n’ai pas eu réellement l’occasion de gagner ma place dans le top 6, a indiqué l’athlète de 24 ans. Et de la façon dont la défense et l’avantage numérique jouent présentement, c’est difficile de percer.»
En 2010-2011, lors de sa première saison à Montréal, Weber a été laissé de côté à 23 occasions après avoir passé les 18 premières rencontres à Hamilton.
Ça n’a guère été plus reluisant l’an dernier. En plus de rater 11 matchs en raison de blessures, on l’a envoyé sur la passerelle à 11 occasions. Une situation qui aurait pu être bien pire si Jacques Martin et Randy Cunneyworth ne l’avaient pas utilisé à l’aile.
Avec l’aide de Daigneault
Or, comme la profondeur du Canadien à l’attaque est plus convaincante que l’an dernier, cette fois Weber ne pourra revêtir son uniforme pour jouer à cette position.
«Je dois demeurer positif et me montrer patient. Il peut s’en passer des choses au cours d’une saison. En attendant, je garde la forme, je travaille avec Jean-Jacques (Daigneault). On fait du vidéo ensemble. C’est un entraîneur vraiment bien. Il m’aide beaucoup.»
Osera-t-il demander de changer d’air si Michel Therrien ne fait pas appel à ses services plus souvent?
«Non. Je suis encore jeune, a soutenu Weber, dont le contrat de deux saisons (1,7 M$ au total) viendra à terme à la fin de la saison. Je travaille encore dur.
Si la chance se présente, que ce soit à cause d’une blessure ou d’une transaction, je serai prêt.»
La vie de jet-set
Dans le monde des grands, disputer un match à l’étranger est bien différent que de le faire à domicile.
Très peu utilisés à forces égales au cours des 40 premières minutes, Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk l’ont compris, lors de la visite du Canadien à Washington.
«C’était vraiment spécial de se mesurer à Alexander Ovechkin, l’un des meilleurs joueurs du monde, a lancé Brendan Gallagher. Ce qui est réconfortant, c’est qu’on a su tenir notre bout en s’ajustant et en se sentant de plus en plus à l’aise à mesure que la rencontre avançait.»
Gallagher et son cochambreur, Alex Galchenyuk, ont pu remarquer que le calibre de jeu sur la glace n’est pas le seul qui diffère des rangs juniors.
«Les hôtels sont bien meilleurs. En plus, on voyage dans notre propre avion», s’est exclamé Galchenyuk.
«S’il y a une chose dont on ne s’ennuie pas, ce sont bien les voyages en autobus», a ajouté Gallagher, qui n’avait jamais mis les pieds dans la capitale américaine de sa vie.
Sa propre pression
Le marché de Montréal, c’est bien connu, est très exigeant. D’ailleurs, il peut être très impressionnant et étouffant pour une recrue.
Or, jusqu’ici, ils sont deux pour se diviser cette pression. Mais même si les réflecteurs sont beaucoup plus tournés sur Galchenyuk, Gallagher assure que cela ne lui rend pas la vie plus facile.
«Il y a beaucoup de pression dans cette ville, mais je m’en mets moi-même déjà beaucoup, a assuré l’Albertain de 20 ans. D’ailleurs, je dois me présenter à tous les matchs. Je n’ai pas droit au moindre relâchement, car on peut me renvoyer à Hamilton à n’importe quel moment.»