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Richard III

Des Canadiens derrière la découverte

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Photo Craig Glover / Agence QMI

La mère du donneur d’ADN, Joy Ibsen, décédée en 2008 à l’âge de 82 ans, n’aura jamais eu confirmation de sa filiation royale.

LONDON, Ont. – Une famille de London, en Ontario, est au cœur de la résolution d’un mystère vieux de 500 ans entourant la Couronne britannique.

Grâce à l’ADN prélevé sur le Canadien Michael Ibsen, l’Université de Leicester, en Angleterre, a réussi à identifier les restes du roi Richard III, mort à 32 ans. L’institution en a fait l’annonce lundi.

L'ADN du squelette retrouvé sous un stationnement de Leicester, ville du centre de l'Angleterre, est identique à celui de Michael Ibsen, fabricant de meubles originaire de London, en Ontario, désormais installé à Londres, et qui, selon des généalogistes, descend en ligne directe de la sœur de Richard III, Anne d'York, belle-sœur de Charles le Téméraire.

Une autre personne, qui a préféré garder l’anonymat, a également contribué de son ADN à la découverte, qualifiée d’une des plus importantes annonces dans l’histoire de l’université anglaise.

Les ossements ont été retrouvés là où Richard aurait été enterré après sa défaite de 1485 à la bataille de Bosworth.

La mère du donneur d’ADN, Joy Ibsen, décédée en 2008 à l’âge de 82 ans, n’aura jamais eu confirmation de sa filiation royale.

«Elle aurait vraiment été très fière, elle était monarchiste», a dit son mari, Norm Ibsen, qui vit toujours à London.

Le chemin vers la royauté pour la famille Ibsen a débuté en 2005 lorsque l’historien britannique John Ashdown-Hill, a fait des tests auprès de Mme Ibsen pour vérifier la compatibilité de son ADN avec celle de la sœur de Richard, Margaret, tests qui se sont finalement avérés non concluants.

Née en Angleterre puis déménagée à Montréal en 1948 pour étudier à l’Université McGill, Mme Ibsen a élevé sa famille à Calgary, puis à London. Le couple a œuvré comme journalistes dans diverses publications locales, notamment le London Free Press.

Joy Ibsen a transmis ses gènes royaux à ses trois enfants : Michael, Jeff et Leslie. Michael était le seul membre de la famille présent à l’Université de Leicester pour l’annonce.

«C’est vraiment difficile de réaliser qu’une partie de soi fait également partie de quelqu’un d'aussi célèbre que Richard III», a dit ce dernier.

Cette découverte met un point final à cinq siècles de mystères et de légendes, dont l'une voulait que le corps du roi a été exhumé sous le règne d’Henri VIII, puis jeté dans une rivière, et que sa tombe a servi d'abreuvoir à chevaux.

La perte du tombeau de Richard a contribué à la mystérieuse réputation du souverain. Dans sa célèbre pièce, William Shakespeare a décrit Richard III comme un monstre, qui aurait fait assassiner son neveu pour asseoir son pouvoir sur le trône.

 

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