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Francis Bouillon

Montréal avant tout

Francis Bouillon
photo le journal de montréal, Pierre-Paul Poulin
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Francis Bouillon

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Parole d’Andrei Markov, Francis Bouillon ne ressemble en rien à un défenseur de 37 ans. Depuis le début de la saison, Bouillon a apporté une grande dose d’expérience et de ­stabilité à la ligne bleue du Canadien.

Après un exil de trois ans à Nashville, Bouillon a choisi de rentrer à la maison dès le 1er juillet en disant oui à une proposition d’un an à un salaire de 1,5 million avec le ­Tricolore.

«J’étais content de revenir à Montréal et je savais que j’étais prêt, a ­affirmé Bouillon après un entraînement, hier à Brossard. Je suis un gars fier. Je ne me pointerai jamais à une place pour décevoir. Dès le début du minicamp, je me sentais bien sur la patinoire et je suis content de mon début de ­saison.»

«Pour moi, c’est beaucoup de porter le chandail du Canadien, a-t-il ­poursuivi. Oui, j’étais fier de jouer pour les Predators de Nashville, mais il n’y a rien de comparable comme sensation que d’endosser le chandail du Canadien. J’ai grandi à ­Montréal, ça fait partie de moi. C’est une ­immense fierté pour un Québécois que de se retrouver dans ce vestiaire.»

Une place régulière

À Montréal, Bouillon ne cherchait pas un endroit pour terminer sa carrière ­tranquillement.

«Je n’aurais pas accepté un rôle de 7e ou 8e défenseur avec le Canadien, a-t-il admis. Je ne voulais pas rentrer et sortir de la ­formation. Je sais que je peux encore jouer au hockey sur une base régulière comme un ­défenseur partant. Mon but est de jouer tous les matchs.»

Bouillon n’avait toutefois pas analysé ­attentivement le groupe de défenseurs du CH avant de signer son nom au bas d’un nouveau contrat.

« À Nashville, je jouais comme un 4e, 5e ou 6e défenseur, a rappelé le numéro 55. Quand tu signes comme joueur autonome avec une nouvelle équipe, tu regardes toujours les autres formations pour voir où tu te situerais parmi leur groupe de défenseurs. Mais, c’est drôle, je n’ai pas fait ça avec le Canadien. »

«J’ai consulté la liste de défenseurs du CH juste après ma signature et je me demandais où le Canadien me placerait. Je savais aussi qu’il y avait des jeunes qui poussaient dans ­l’organisation pour faire l’équipe. Mais en même temps, je me disais que s’ils avaient choisi de me ­signer, ils me feraient une place.»

Le 1er juillet, Bouillon a reçu des appels de trois formations, mais son choix ne faisait aucun doute.

«Sur le plan monétaire, j’aurais pu accepter une meilleure offre cet été de deux autres équipes, mais dès que mon agent m’a dit que Montréal était dans la course, je lui ai dit d’oublier toutes les autres propositions. Je voulais à tout prix m’entendre avec le Canadien.»

Élève de Therrien

À son retour avec le Canadien, Bouillon a retrouvé un entraîneur qu’il connaissait ­parfaitement en Michel Therrien.

«Si Michel venait me chercher, je savais que ce n’était pas pour me placer dans les ­estrades, a-t-il souligné. Il a toujours eu confiance en moi. Il m’a vanté à Marc ­Bergevin.»

À ses huit premiers matchs, Bouillon a possiblement surpassé les attentes avec une récolte de quatre passes, un différentiel de +4 et un temps de jeu moyen de 19 min 40 s.

Il y en a un qui n’est pas surpris de son ­départ et il se retrouve derrière le banc.

«Je connaissais ses capacités et son appartenance à l’équipe, a dit Therrien. Francis a toujours eu à surprendre bien des personnes tout au long de sa carrière. Je le connais ­depuis longtemps et moi, il ne me surprend pas. Je sais exactement ce qu’il peut offrir à une équipe.»

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