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Réseau Liberté-Québec: le sommet est une «méga farce»

Réseau Liberté-Québec
EWAN SAUVES / AGENCE QMI Le Réseau Liberté-Québec s’est invité, le mercredi 6 février 2013 à Montréal, dans le débat des droits de scolarité, en accusant Pierre Duchesne de baser le Sommet sur de fausses prémisses.

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Le Réseau Liberté-Québec (RLQ) emboîte le pas à la rectrice de l’Université McGill, en qualifiant le Sommet sur l’enseignement supérieur de «méga farce».

Le RLQ s’est invité, mercredi, dans le débat des droits de scolarité, en accusant Pierre Duchesne de baser le Sommet sur de fausses prémisses.

«Il n’y a personne qui croit qu’il existe un consensus autour de cette table, a affirmé Joanne Marcotte, cofondatrice du RLQ, organisme situé à droite de l’échiquier politique. Est-ce que la rectrice de McGill exagère quand elle dit que le Sommet est une farce? Absolument pas. C’est une méga farce. Ça n’aurait jamais dû faire la promesse d’une promesse électorale.»

Selon Joanne Marcotte, le Sommet qui se tiendra à la fin du mois est «orchestré». Elle s’est dite «inquiète» de l’absence du contribuable et des parents autour de la table de discussions et a déploré la vision étroite du ministre de l’Enseignement supérieur.

«Si la seule résultante du Sommet se résume à une indexation des droits de scolarité, c’est que le gouvernement aura plié devant un lobby capricieux et ses alliés naturels.»

Des enjeux plus importants

Pour exprimer son point de vue, le RLQ a déposé un mémoire d’une vingtaine de pages. Une des convictions de l’organisme est que l’accès aux études supérieures a bien peu à voir avec la hausse des droits de scolarité.

Dans leur analyse, d’autres enjeux plus importants seraient évacués du débat, tels que le décrochage scolaire et les faibles taux de diplomations. «Ces préoccupations débordent largement du financement des universités», a ajouté Mme Marcotte.

Un avis appuyé par l’économiste et le maître d’enseignement à HEC Montréal, Germain Belzile. Ce dernier a souligné que la qualité de l’enseignement au Québec se porte mal. «Le Québec ne fait pas mieux que la moyenne canadienne en ce qui concerne l’accession aux études post-secondaires, a soutenu M. Belzile. Il fait bien moins que la moyenne canadienne en terme de persévérance dans les études et de temps pour obtenir un diplôme.»

«Moderniser» le financement des universités

Le RLQ propose ainsi de «moderniser» le financement des établissements, en leur permettant de «déterminer de façon autonome le niveau de (leurs) droits de scolarité, et ce, en fonction de la demande et des coûts associés aux divers programmes», peut-on lire dans le mémoire.

Le RLQ tiendra son propre Sommet, intitulé «L’autre Sommet», mercredi soir, à Québec, où une vision d’un système d’éducation «à la hauteur des attentes des étudiants, parents et contribuables libres et responsables» sera présentée.

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