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Malgré l'attentat

La maison de Pauline Marois mal surveillée?

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

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Photo Jean-François Desgagnés / Agence QMI

Pauline Marois le 7 février 2013

SAINT-IRÉNÉE – Alors que le dispositif de sécurité semble s'être resserré autour de la première ministre Pauline Marois, l'accès à sa résidence de Charlevoix n'a rien de difficile.

TVA Nouvelles s'est rendu à Saint-Irénée jeudi pour constater que la résidence est facilement accessible et qu'on n'y trouve ni policier, ni auto-patrouille : seulement des traces de pneus. L'équipe a donc pu s'approcher sans problème de la résidence.

Des voisins, dont l'ex-animateur Pierre Marcotte, disent cependant que la Sûreté du Québec y effectue des patrouilles régulières. Trop régulières, même, au goût de certains.

«On est en sécurité comme jamais, mais les gens de la côte Bellevue, à La Malbaie, se plaignent qu'il y a trop de policiers, a expliqué M. Marcotte, souriant. Ils y ont des billets [contraventions] en descendant ou en montant, alors, ils trouvent que c'est une trappe à billets. Mme Marois est en sécurité, nous autres, on est en sécurité, mais les gens de La Malbaie aiment moins ça quand les autos de la police passent ici souvent.»

Situation normale

Cela dit, l'absence apparente de surveillance à la résidence de la première ministre n'a rien pour étonner Claude Sarrazin, président de Sirco, une firme spécialisée en sécurité.

Premièrement, parce qu'il existe maintenant de nombreux moyens électroniques pour surveiller la résidence à distance et, deuxièmement, parce Mme Marois ne se déplace jamais sans sa garde rapprochée.

«Le rôle de la sécurité de l'État, c'est de protéger la première ministre et son conjoint, a dit M. Sarrazin. La résidence devient un endroit secondaire de protection parce qu'il y a toujours des gens qui escortent la première ministre elle-même. Donc, il y a une protection du site par extension.»

Dans le contexte, installer des policiers en permanence à côté de la résidence secondaire de la première ministre n'est peut-être pas le meilleur choix, surtout en ces temps de restrictions budgétaires.

 

 

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