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L’Université du Québec en Outaouais

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Si, pour plusieurs, le travail d’auteur de bande dessinée relève de la vocation, il peut également constituer un métier dûment reconnu pour lequel on peut recevoir une formation ici, au Québec.
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L’Université du Québec en Outaouais
Si, pour plusieurs, le travail d’auteur de bande dessinée relève de la vocation, il peut également constituer un métier dûment reconnu pour lequel on peut recevoir une formation ici, au Québec.
Jean-Dominic Leduc
collaboration spéciale

L’Université du Québec en Outaouais offre une majeure en bande dessinée depuis 1999. Ginette Daigneault, enseignante en arts, a d’abord conçu la formation sur papier, puis Sylvain Lemay, enseignant et directeur des programmes de l’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI), a travaillé d’arrache-pied pour donner corps à la trentaine de cours qui en constituent l’essentiel, une première à ce jour au Québec.

Ce passionné d’art séquentiel a également monté une redoutable équipe d’enseignants, composée notamment de Paul Roux (Ariane et Nicolas), Mario Beaulac, Réal Godbout (Red Ketchup) et Marc Tessier (Éditions Trip). Le sémiologue Jacques Samson et les auteurs français Jean-Louis Tripp (Magasin Général) et Edmond Beaudoin (Dali) y ont également enseigné.

De la création à la gestion, en passant par l’histoire, les étudiants abordent tous les angles du métier. «Nous travaillons à partir des forces de chacun de nos étudiants, tout en ayant le souci d’élargir leurs horizons. Nous les invitons à réfléchir sur ce qu’ils souhaitent faire, sans rien leur cacher des dures réalités qui les attendent», explique Sylvain Lemay, qui est également scénariste de la bande dessinée Pour en finir avec novembre, aux Éditions Les 400 coups.

«Nous organisons à l’occasion des ateliers-conférences; les étudiants ont également la possibilité de participer au collectif annuel Plan B et ils doivent même confectionner une publication d’une quinzaine de pages en fin d’études. L’aspect pratique compte pour beaucoup. Nous avons à cœur de former des intervenants du milieu qui verront, par leurs réflexions et leurs actions, à la pérennité du médium.»

Actifs dans le milieu

Plusieurs anciens finissants ont su, depuis, trouver leur niche, dont Iris (L’ostie d’Chat), Jean-Sébastien Bérubé (Radisson) et Stéphanie Leduc (Titi Kraputi). La première cohorte de finissants a d’ailleurs fondé la maison d’édition Premières Lignes. Tout comme dans les différents champs d’études artistiques, de 10 à 15 % des finissants réussissent à demeurer actifs dans le milieu.

«Lorsque nous avons commencé, en 1999, le milieu de la bande dessinée québécoise était bien différent. Mécanique générale et La Pastèque en étaient encore à leurs balbutiements. Le nombre de parutions annuelles se comptait sur quelques doigts.

La formation a grandi en symbiose avec le milieu. Aujourd’hui, la multiplicité des éditeurs et des événements, et l’ouverture sur le marché européen justifient à elles seules la pertinence de ce diplôme.»

Les choses vont à ce point bien que l’université offrira dès 2013 la possibilité de faire un projet de création pour la maîtrise. Sans compter les ententes de partenariat avec les écoles de Bordeaux et de Saint-Luc, à Bruxelles, dont peuvent profiter les étudiants.

Ils peuvent également compter sur une imposante biblio thèque de bandes dessinées, dont l’intégrale des journaux Spirou depuis leur création en 1939.

«L’université nous a toujours offert un appui indéfectible, reconnaît le directeur de l’ÉMI. Les médias de la région mettent également l’épaule à la roue en couvrant non seulement les activités de l’école, mais aussi les Rendez-vous de la BD de Gatineau et d’autres événements connexes concernant la bande dessinée. C’est très précieux pour nous.»

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Tâche difficile que de s’attaquer à l’adaptation en bande dessinée du chef-d’œuvre littéraire éponyme de Jack London. L’artiste Riff Reb’s relève ce défi avec brio, tant son interprétation du despotique capitaine Loup Larsen est puissante. Les amateurs de récits de flibustiers seront certes ravis.

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Deuxième ouvrage de cette réjouissante biographie culinaire de Guillaume Long, qui agit à titre de chroniqueur culinaire sur le site LeMonde.fr. Ce prolongement du blogue est composé de recettes, de chroniques et de faits vécus, le tout rendu avec verve et rythme. Didactiques sans être laborieuses, les capsules sont franchement divertissantes. Tant pour l’épicurien que pour le bédéphile averti.

Si, pour plusieurs, le travail d’auteur de bande dessinée relève de la vocation, il peut également constituer un métier dûment reconnu pour lequel on peut recevoir une formation ici, au Québec.

L’Université du Québec en Outaouais offre une majeure en bande dessinée depuis 1999. Ginette Daigneault, enseignante en arts, a d’abord conçu la formation sur papier, puis Sylvain Lemay, enseignant et directeur des programmes de l’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI), a travaillé d’arrache-pied pour donner corps à la trentaine de cours qui en constituent l’essentiel, une première à ce jour au Québec.

Ce passionné d’art séquentiel a également monté une redoutable équipe d’enseignants, composée notamment de Paul Roux (Ariane et Nicolas), Mario Beaulac, Réal Godbout (Red Ketchup) et Marc Tessier (Éditions Trip). Le sémiologue Jacques Samson et les auteurs français Jean-Louis Tripp (Magasin Général) et Edmond Beaudoin (Dali) y ont également enseigné.

De la création à la gestion, en passant par l’histoire, les étudiants abordent tous les angles du métier. «Nous travaillons à partir des forces de chacun de nos étudiants, tout en ayant le souci d’élargir leurs horizons. Nous les invitons à réfléchir sur ce qu’ils souhaitent faire, sans rien leur cacher des dures réalités qui les attendent», explique Sylvain Lemay, qui est également scénariste de la bande dessinée Pour en finir avec novembre, aux Éditions Les 400 coups.

«Nous organisons à l’occasion des ateliers-conférences; les étudiants ont également la possibilité de participer au collectif annuel Plan B et ils doivent même confectionner une publication d’une quinzaine de pages en fin d’études. L’aspect pratique compte pour beaucoup. Nous avons à cœur de former des intervenants du milieu qui verront, par leurs réflexions et leurs actions, à la pérennité du médium.»

Actifs dans le milieu

Plusieurs anciens finissants ont su, depuis, trouver leur niche, dont Iris (L’ostie d’Chat), Jean-Sébastien Bérubé (Radisson) et Stéphanie Leduc (Titi Kraputi). La première cohorte de finissants a d’ailleurs fondé la maison d’édition Premières Lignes. Tout comme dans les différents champs d’études artistiques, de 10 à 15 % des finissants réussissent à demeurer actifs dans le milieu.

«Lorsque nous avons commencé, en 1999, le milieu de la bande dessinée québécoise était bien différent. Mécanique générale et La Pastèque en étaient encore à leurs balbutiements. Le nombre de parutions annuelles se comptait sur quelques doigts.

La formation a grandi en symbiose avec le milieu. Aujourd’hui, la multiplicité des éditeurs et des événements, et l’ouverture sur le marché européen justifient à elles seules la pertinence de ce diplôme.»

Les choses vont à ce point bien que l’université offrira dès 2013 la possibilité de faire un projet de création pour la maîtrise. Sans compter les ententes de partenariat avec les écoles de Bordeaux et de Saint-Luc, à Bruxelles, dont peuvent profiter les étudiants.

Ils peuvent également compter sur une imposante biblio thèque de bandes dessinées, dont l’intégrale des journaux Spirou depuis leur création en 1939.

«L’université nous a toujours offert un appui indéfectible, reconnaît le directeur de l’ÉMI. Les médias de la région mettent également l’épaule à la roue en couvrant non seulement les activités de l’école, mais aussi les Rendez-vous de la BD de Gatineau et d’autres événements connexes concernant la bande dessinée. C’est très précieux pour nous.»

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