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Retours et transformations

Jonathan Bernier

Jonathan Bernier @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Retours et transformations

photo d’archives

Andrei Markov se dit floué par un courtier en assurances de Great West Life.

Un nouveau groupe d’entraîneurs, un nouveau système de jeu à implanter.

On ne donnait pas cher de la peau du Canadien au moment d’amorcer ce ­calendrier écourté de 48 matchs.

En gagnant cinq de ses six premiers duels, la troupe de Michel Therrien en a pris plusieurs par ­surprise. Comment une équipe ayant terminé au 15e rang de son association neuf mois plus tôt pouvait-elle ­désormais flirter avec le sommet?

Les choses se sont gâtées depuis. Le Tricolore n’a ­remporté que deux de ses six matchs suivants.

Il est encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit d’un retour à la normale ou d’un simple creux de vague.

La prochaine portion du calendrier devrait nous donner une bonne indication de ce que le Canadien a dans le ventre. Dix de ses 15 prochaines rencontres seront disputées sur des ­patinoires adverses.

D’ailleurs, il s’en trouve pour dire que le Tricolore a eu un calendrier favorable, disputant 8 de ses 11 premières rencontres au Centre Bell.

À ceux-là, il faudrait rappeler que le Canadien a maintenu un piètre dossier de 16-15-10 à domicile (28e), la saison dernière.

Nouveaux visages

Toujours est-il que ce premier quart de saison a permis de confirmer que l’absence d’Andrei Markov a fait terriblement mal au cours des deux dernières saisons. Particulièrement en supériorité numérique, où le défenseur russe a déjà amassé 10 points, dont 3 buts gagnants depuis le début de la saison.

Quant à Brian Gionta, il a enfin permis à Tomas Plekanec de miser sur un ailier régulier. Et que dire de Rene Bourque qui se trouve à sa gauche? La discussion qu’il a eue avec Therrien au cours de la saison morte l’a complètement transformé. Il n’avait pas joué avec autant de détermination depuis son ­arrivée à Montréal.

En l’absence de P.K. Subban, demeuré chez lui à cause d’une dispute contractuelle, Raphaël Diaz a eu la possibilité de ­s’affirmer.

Parlant d’éclosion, Therrien et Marc Bergevin ont eu la main heureuse en faisant de la place dans leur formation pour les ­recrues Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher.

Quant aux additions de Brandon Prust et de Francis Bouillon, elles ont eu l’effet espéré. Le Canadien n’est plus cette pauvre bête sans défense qui se faisait manger la laine sur le dos par ses adversaires. Cependant, il doit faire attention de ne pas sombrer dans l’indiscipline comme l’a déjà trop souvent fait Ryan White.

gardiens
7,6
Carey Price
Exception faite de la dernière rencontre, Carey Price a connu un premier quart de saison étincelant. Cette portion a été sans doute l’une des meilleures de sa carrière. ­Solide ­devant son filet, il affichait, avant la ­dernière visite des Leafs, une moyenne de buts alloués de 1,74 et un taux d’arrêts de ,936.
6,5
Peter Budaj
Les deux sorties de Budaj, à Ottawa et Buffalo, n’ont rien démontré de bien convaincant. En plus des 9 buts qu’il a accordés sur 67 tirs (,866), le Slovaque a paru chancelant à quelques occasions. ­Particulièrement à Buffalo. Serait-ce dû à la nervosité de vouloir trop bien faire?
défenseurs
7,8
AndreI Markov
On se demandait bien comment le vétéran de 34 ans allait se comporter sur la patinoire après avoir raté pratiquement la totalité des deux dernières saisons. Défenseur le plus utilisé de l’équipe, Markov a prouvé que son ­efficacité en supériorité numérique ne fait ­aucun doute. Cependant, on voit qu’il a perdu un peu de vitesse dans ses déplacements et de fluidité dans ses pivots.
7,6
Josh Gorges
Si Budaj est le substitut de Price, Gorges est sans doute son plus grand allié. Envoyé systématiquement dans la mêlée chaque fois que le Canadien se retrouve à court d’un homme, Gorges se retrouve une fois de plus parmi les meneurs de la LNH au chapitre des tirs bloqués (30).
7,5
Raphaël Diaz
À sa deuxième saison dans la LNH, Diaz a profité de ­l’absence de Subban pour démontrer son utilité sur l’attaque massive. Dans cette phase, il se veut le principal complice de Markov. C’est là qu’il a ­récolté six de ses neuf points.
7,4
Francis Bouillon
Lorsque tu mises sur un cheval imprévisible comme Subban, il est important de lui jumeler un défenseur fiable, qui ne se fait jamais prendre à contrepied. C’est le rôle que Michel Therrien a confié à Francis Bouillon. Le Québécois s’acquitte très bien de cette tâche. Comme disent les Anglais : What you see is what you get.
7,2
Alexei Emelin
S’il y a des choses que l’on ne peut reprocher à Emelin, ce sont bien sa fougue et sa ­combativité. Par contre, il pense trop. Son ­hésitation lui fait perdre quelques fractions de ­seconde lors de course pour l’obtention de la rondelle. En zone défensive, il ne semble pas toujours savoir où se positionner.
6,8
P.K. Subban
Le défenseur de 23 ans a ­rapidement retrouvé la forme. Il a franchi le plateau des 20 minutes d’utilisation au cours des trois derniers matchs, ce qui a permis à ses compagnons de la brigade défensive de retrouver leur véritable rôle dans l’organisation. Cependant, sa dispute contractuelle, qui lui a fait rater les six premiers matchs de la saison, doit être prise en considération.
6,3
Tomas Kaberle
Kaberle a vu son temps de jeu diminuer de moitié dès le retour de Subban dans la formation. Il a regardé les quatre derniers matchs ­depuis la passerelle. Il semble de plus en plus probable que son contrat, auquel il restera une saison à 4,5 M$, sera racheté en juillet.
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Yannick Weber
Le défenseur suisse n’a disputé qu’un seul des 11 premiers matchs de l’équipe. Il n’a donc pas assez joué pour être ­évalué. Il doit se poser de sérieuses questions sur ce que lui réserve son avenir à Montréal.
attaquants
7,6
Tomas Plekanec
Comme le Tchèque est moins flamboyant que plusieurs ­coéquipiers, son efficacité et sa contribution passent souvent inaperçus. Or, encore une fois, c’est le joueur le plus régulier de cette équipe. Pas surprenant qu’il soit l’attaquant le plus utilisé. D’ailleurs, le fait qu’il puisse enfin miser sur deux compagnons de trio réguliers n’est pas étranger au fait qu’il soit le meilleur marqueur du Canadien.
7,4
Brendan Gallagher
Du haut de ses 5 pi 9 po, la recrue n’a pas froid aux yeux. On le sent prendre de l’assurance à mesure que la saison avance. Il s’implique constamment, que ce soit physiquement ou verbalement. Avant longtemps, il fera perdre la tête à de nombreux adversaires. Sa complicité avec Galchenyuk semble déjà bien établie. Il compte déjà quatre buts à sa fiche.
7,3
Rene Bourque
Le Rene Bourque qui s’est amené à Montréal en janvier 2011 et celui que l’on voit ­présentement sont aux antipodes. L’Albertain a compris qu’en se servant de son physique, il augmente ses chances de marquer. La façon avec laquelle il fonce au filet lui a permis de marquer trois buts. Avec un peu de chance, il aurait pu doubler sa production.
7,3
Brian Gionta
Le capitaine est revenu en pleine santé et ça se voit. Gionta prêche par l’exemple en y allant à fond de train à chaque présence. Son leadership a cruellement manqué au Canadien lors de son absence, en deuxième moitié de la saison 2011-2012.
7,2
Alex Galchenyuk
Marc Bergevin et Michel Therrien ont pris la bonne décision en le gardant à Montréal, malgré ses 18 ans. Le choix de premier tour du Canadien fait déjà preuve d’une belle assurance. Sa vision du jeu est remarquable et ses passes sont précises. Et que dire de son tir? À utiliser davantage!
7,2
Brandon Prust
Il y a longtemps que l’on n’avait pas vu un pugiliste de la trempe de Prust à Montréal. Sans être un poids lourd, il est capable d’imposer un certain respect sur la ­patinoire. Il n’a pas besoin d’invitation pour se porter à la défense de ses coéquipiers. D’ailleurs, Therrien a vu juste en le jumelant avec les deux jeunes recrues. De plus, il est efficace en infériorité numérique.
6,8
David Desharnais
À sa première saison complète dans la LNH, Desharnais en avait surpris plusieurs en grimpant les échelons jusqu’à se retrouver au centre de la première unité. Malheureusement, il n’affiche pas la constance de la dernière saison. Ces succès étaient-ils attribuables à un effet-surprise? Mettons plutôt cela sur le compte d’un lent début de saison. Desharnais avait vécu une première portion de calendrier similaire en 2011-2012.
6,8
Max Pacioretty
Jamais on ne pourra remettre en question le cœur que met Max Pacioretty à l’ouvrage. L’épisode de son appendicite en est un autre bel exemple. Cependant, si le Canadien veut maintenir le rythme de son début de saison, il aura besoin d’une plus grande contribution de la part de l’Américain. En sept rencontres, celui-ci n’a toujours pas touché la cible.
6,8
Erik Cole
À l’instar de la dernière ­saison, Erik Cole connaît un début de calendrier difficile. Mis à part quelques flashs, il n’a rien du joueur qui a marqué 35 buts l’an dernier. Il a parlé deux fois de retraite au cours des derniers mois. La passion brûle-t-elle toujours?
6,5
Lars Eller
Le Danois est le joueur qui semble le moins répondre aux critères de Michel ­Therrien. Pas très hargneux de nature, le timide joueur de centre a eu ­besoin d’un séjour de deux rencontres sur la passerelle pour montrer un peu plus d’émotion. Eller n’a toujours rien cassé. À sa défense, avouons qu’il est difficile pour un joueur offensif de se faire justice avec des compagnons de trios comme Moen et Armstrong.
6,4
Travis Moen
Une seule mention d’aide, sept tirs au but, 14 mises en échec et 11 min 30 s de temps de jeu par ­rencontre. Travis Moen ne provoque que très peu d’étincelles. Marc Bergevin a peut-être commis sa première erreur en lui faisant signer un contrat qui, au terme de la saison 2015-2016, lui aura rapporté 7,4 M$.
6,4
Colby Armstrong
On nous avait vanté la fougue d’Armstrong. On n’a pas vu grand-chose à cet égard depuis le début de la saison. Certains soirs, on se demande même s’il est en uniforme. Il n’a pas encore réussi à ­prouver que les Leafs avaient eu tort en ­rachetant son contrat.
  6
Ryan White
Le fougueux attaquant devra apprendre à contrôler ses émotions et à calmer ses ardeurs. Son indiscipline a joué un rôle majeur dans deux des cinq défaites du Canadien. Jusqu’ici, cela lui a valu quatre matchs sur la passerelle.

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