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LES MUSES ORPHELINES

Passer du mensonge à la vengeance

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C’est la pièce à succès Les Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, qui prendra l’affiche chez Duceppe dans les prochains jours. La création québécoise, écrite en 1988, a connu un grand succès un peu partout dans le monde si bien qu’elle en est à sa 120e production. La pièce a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2000.

C’est la pièce à succès Les Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, qui prendra l’affiche chez Duceppe dans les prochains jours. La création québécoise, écrite en 1988, a connu un grand succès un peu partout dans le monde si bien qu’elle en est à sa 120e production. La pièce a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2000.

Martine Beaulne, à qui la mise en scène a été confiée, fera monter sur les planches une magnifique distribution. Maxime Denommée, Léane Labrèche-Dor, Macha Limonchik et Nathalie Mallette vont personnifier une famille déchirée par l’abandon, nous faisant vivre toute une gamme d’émotions dont la vengeance est l’un des sentiments dominants.

Campée en 1965, dans un petit village du Québec, Les Muses orphelines est l’histoire de la famille Tanguay dont les valeurs sont basées sur le mensonge. Quatre enfants, trois sœurs et un frère, composent cette famille. L’aînée, Catherine, interprétée par Macha Limonchik, a dû s’improviser mère de famille, lorsque leur mère a abandonné ses quatre enfants.

«Un jour, celle-ci a réalisé qu’elle n’était pas faite pour cette vie, révèle d’entrée de jeu la comédienne, Macha Limonchik. Elle est partie avec un autre homme, un bel Espagnol, laissant son mari et ses quatre enfants derrière elle. Catherine est donc devenue mère par obligation dès l’âge de 15 ans.»

Catherine n’a pas eu la vie facile. Elle a dû se sacrifier, travailler et jouer le rôle de mère perdant ainsi toute sa jeunesse. Par conséquent, Catherine est la moins marginale des quatre enfants.

Une famille brisée

Indéniablement, il s’agit d’une famille avec peu de moyens et peu d’éducation.

Néanmoins, Catherine s’en est sortie en devenant professeure, mais elle n’est pas moins malheureuse pour autant. D’ailleurs, toute la famille a été marquée par la honte où les préjugés des habitants de ce petit village déambulaient allégrement. Or, rapidement, la famille s’est défaite. Luc, personnifié par Maxime Dénommée, a quitté pour Montréal, alors que Martine, jouée par Nathalie Mallette, s’est enrôlée dans l’armée et est aujourd’hui en Allemagne. «Elle est en amour avec une femme», annonce la comédienne. C’est sans doute celle qui semble la moins affectée par l’abandon. Puis il y a la sœur cadette, Isabelle, incarnée par Léane Labrèche-Dor, souffrant d’un léger déficit intellectuel.

«Quand la pièce s’amorce, elle a 27 ans et demeure toujours avec sa grande sœur. Elle ne souffre pas d’une maladie mentale, elle est surtout un peu lente, souligne Macha Limonchik. Comme elle est fragile, elle tient à la garder avec elle. C’est aussi une façon de combler la solitude qui habite la mère par procuration.»

Un artiste dans l’âme

L’unique frère de cette famille fauchée, Luc, un jeune homme d’une trentaine d’années, aime écrire. Mais l’aspirant écrivain ne remporte pas le succès espéré. «Il vit principalement dans un monde imaginaire en fabulant et en magnifiant sa mère par ses écrits» raconte celui qui l’incarne, Maxime Dénommée. «Il va l’aduler, il est littéralement amoureux de sa mère.» Évidemment, il s’en est fait une image totalement fausse. «Il l’aime tellement, qu’il va jusqu’à porter les vêtements de sa mère. C’est une véritable obsession», ajoute Maxime Dénommée. Malheureusement, Luc demeure dans la souffrance et voudra la venger.

Un terrible mensonge

Afin de protéger Isabelle, la plus jeune, frère et sœurs, d’un commun accord, ont fait croire à leur sœur cadette que leur mère était décédée lorsqu’elle était enfant. «C’était une façon de la protéger comme tous les autres avaient souffert de ne pas avoir de père, et d’avoir été abandonnés par leur mère», explique la comédienne.

Mais comme la vérité finit toujours par surgir, un jour, au hasard d’une rencontre salutaire, Isabelle apprendra que sa mère est toujours vivante. Alors que la vérité éclate viendra un règlement de comptes, où la vengeance sera au rendez-vous.

Isabelle va réunir ses sœurs et son frère pour souligner le retour de leur mère qui les a abandonnés vingt ans plus tôt. Est-ce vraiment leur mère ou une supercherie de la part d’Isabelle? Ainsi, la pièce tournera autour de cette rencontre où la douleur, marquée par l’abandon, refera surface.



LES MUSES ORPHELINES

Auteur: Michel Marc Bouchard

Mise en scène: Martine Beaulne

Distribution: Maxime Denommée, Léane Labrèche-Dor, Macha Limonchik et Nathalie Mallette

Du 20 février au 30 mars

Durée approximative: 1 h 40

Au Théâtre Duceppe

En tournée au Québec du

5 avril au 18 mai

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