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Une histoire inquiétante

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Vous souvenez-vous de Chiheb Battikh, l’homme qui aurait tenté d’enlever un enfant de trois ans à Outremont, le 19 décembre dernier?

Vous souvenez-vous de Chiheb Battikh, l’homme qui aurait tenté d’enlever un enfant de trois ans à Outremont, le 19 décembre dernier?

Le site Point de Bascule, qui surveille de près la montée de l’islamisme au Canada, affirme que cet ingénieur d’origine tunisienne a entretenu des liens étroits avec plusieurs groupes extrémistes.

« LE MARTYR EST NOTRE DÉSIR »

Selon Point de Bascule, Chiheb Battikh a été membre du bureau de direction de la Muslim Association of Canada (MAC) de 2000 à 2002 et de son conseil exécutif en 2004-2005. Au moment de son arrestation en décembre 2012, il était le responsable du département d’éducation de la MAC.

J’ai souvent parlé de la MAC dans cette chronique. Ce groupe voue un véritable culte à Hassan el-Banna, le fondateur des Frères musulmans, un organisme considéré par plusieurs observateurs comme le fer de lance de l’intégrisme islamique en Europe.

Hassan el-Banna est célèbre pour avoir déjà déclaré: « Allah est notre but. Le prophète est notre exemple. Le Coran est notre constitution. Le djihad est notre chemin. Le martyr est notre désir.»

Sympathique, non?

POUR LA CHARIA

Non seulement la MAC considère-t-elle l’idéologie rétrograde des Frères musulmans comme étant «la meilleure représentation de l’Islam tel qu’il fut présenté par le Prophète Mohammed», mais cet organisme a souvent invité des conférenciers pro-charia à ses événements.

Bref, on ne parle pas ici d’un groupe modéré, mais d’une association qui défend une vision dogmatique de l’Islam.

Or, au moment de son arrestation, Battikh faisait partie du comité de direction de la MAC depuis une douzaine d’années.

UNE GROSSE RANÇON

Jusqu’à maintenant, rien n’indique qu’il y a un lien direct entre l’implication de Battikh au sein de la MAC et le fait qu’il aurait tenté de kidnapper un enfant.

Mais on sait que l’homme avait préparé son coup depuis longtemps («C’était ciblé, calculé», a dit la procureure de la Couronne), et qu’il voulait demander une très grosse rançon au père du bambin.

Battikh voulait-il garder l’argent pour lui? Travaillait-il pour le compte d’un organisme qui entretient des liens avec la mouvance islamiste? (Certains groupes islamistes d’ici envoient de l’argent au Hamas.)

Présentement, on l’ignore.

Mais j’espère que les procureurs de la Couronne et la police vont fouiller cette question.

PARIZEAU VS CHARBONNEAU

Mardi, je vous faisais part de ma surprise devant les critiques formulées par Jacques Parizeau à l’encontre de la commission Charbonneau.

Je disais que c’était bizarre d’entendre l’ex-premier ministre dire qu’on ne devrait pas laver notre linge sale en public, sous prétexte que ça nous fait mal paraître et que ça donne des munitions aux ennemis du Québec.

Un lecteur, Alain Trahan, m’a écrit pour me dire que selon lui, monsieur Parizeau ne veut pas que l’on cache la vérité, il déplore juste le fait qu’on soit les seuls à étaler nos histoires de corruption au grand jour alors que le monde entier fonctionne comme ça...

Pourquoi on ne fait pas le même exercice en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique? Ne venez pas me dire que c’est plus propre là-bas!

Bon point, monsieur...

Mais justement, notre volonté de faire le ménage en public ne mérite-t-elle pas d’être saluée et applaudie ?

 

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