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Selon Sylvain Lefebvre

L’adversité fera grandir

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Joël Lemay / Agence QMI
Sylvain Lefebvre des Bulldogs.
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Joël Lemay / Agence QMI
Sylvain Lefebvre des Bulldogs.

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En dépit de la mauvaise position au classement de leur équipe, les jeunes joueurs des Bulldogs de Hamilton apprennent énormément cette saison. C’est du moins l’opinion de leur entraîneur-chef Sylvain Lefebvre, qui estime très formateur ce processus, aussi pénible soit-il.

Avant le match de vendredi au Centre Bell face aux Americans de Rochester, la filiale du Canadien de Montréal affichait le deuxième pire dossier (19-25-6) de la Ligue américaine (LAH). Même si les séries éliminatoires semblent hors de portée, les porte-couleurs de la formation ontarienne se sont améliorés à divers points de vue, au dire de l’ancien défenseur.

«La progression est importante. Pour développer des gagnants, il faut faire face à l’adversité et être capable de s’en sortir. Ici, on a appris des choses dès le début de la campagne, a commenté Lefebvre, vendredi, au terme de la séance d’entraînement des siens. Les gars ont su que jouer en équipe peut amener des succès individuels, mais pas nécessairement le contraire.» D’ailleurs, l’attaquant québécois Gabriel Dumont partage l’opinion de son patron immédiat. Avec une récolte de 15 buts et autant de mentions d’aide en 48 rencontres, le numéro 40 prêche par l’exemple jusqu’ici.

«Récemment, nous avons obtenu quatre victoires de suite [avant le revers de lundi contre Rochester] et c’est grâce aux jeunes qui ont élevé leur éthique de travail», a-t-il indiqué.

«Nous appliquons le système de jeu beaucoup mieux et nous avons su nous regrouper. Nous jouons ensemble, contrairement au début de l’année», a renchéri l’arrière Nathan Beaulieu.

Les obstacles

En 2012-2013, les Bulldogs ont dû composer avec certaines blessures qui ont touché leurs éléments les plus importants. Pendant ce temps, leurs rivaux ont eu droit à du renfort, ce qui a nui à leurs performances.

«Le lock-out de la Ligue nationale (LNH) a été une véritable claque au visage, mais l’important, c’est que les jeunes se développent. Les autres formations se sont revampées et nous avons eu quelques blessés. De plus, [Brendan] Gallagher a été rappelé par le Canadien», a expliqué le pilote.

D’après tous les joueurs interrogés dans le vestiaire, la grande expérience des instructeurs de l’équipe inspire confiance à tous. Combinée à une communication efficace, pertinente et régulière, elle contribue à maintenir une atmosphère saine et agréable, malgré les problèmes survenant sur la glace.

«Sylvain et Donald [Dufresne] ont beaucoup de vécu. Ils ont joué plusieurs matchs dans la LNH et ça nous aide pas mal», a exprimé Louis Leblanc.

«Avec Patrice [Brisebois], il y a toujours un “feed back”. Il te dit ce qui fonctionne et ce que tu dois retravailler, a de son côté déclaré le défenseur Frédéric St-Denis. Les entraîneurs s’attardent aux petits détails comme le positionnement du bâton ou notre place sur la patinoire. On ne voyait pas ça avant.»

Et qu’en pense le principal intéressé? «La communication est importante. À mon arrivée avec les Bulldogs, c’était la première chose que je voulais apporter, a mentionné Lefebvre. L’un de nos objectifs était de leur faire apprendre à partir des choses enrichissantes qu’on a vécues. [...] La pensée positive est une clé : c’est ce qui permet de surmonter les difficultés.»

Vivre d’espoir

Pour la suite, les membres des Bulldogs s’accrochent aux minces espoirs de prolonger leur saison. Cependant, la tâche ne s’annonce pas facile, puisqu’ils sont actuellement au dernier rang de l’Association de l’Ouest avec un total de 44 points.

«On veut toujours faire les séries. Nous sommes à 11-12 points d’une place et c’est encore faisable. Avec une bonne séquence de victoires, tout peut arriver», a affirmé St-Denis.

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