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L’après-oscars 2013

Mes Oscars

Mes Oscars
photo COURTOISIE Marie-Joëlle Parent sur le tapis rouge des Oscars pour l’Agence QMI, Sun Media.

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Le jour après les Oscars, Hollywood redevient étrangement calme et la pression retombe d’un coup. Pour plusieurs, la course à ­l’Oscar a commencé dès le mois de septembre, et c’est enfin le moment de souffler un peu.

Le jour après les Oscars, Hollywood redevient étrangement calme et la pression retombe d’un coup. Pour plusieurs, la course à ­l’Oscar a commencé dès le mois de septembre, et c’est enfin le moment de souffler un peu.

Au lendemain de la cérémonie, j’ai croisé l’acteur oscarisé Jean Dujardin en bermudas, au bord de la piscine de l’hôtel Four ­Seasons à Beverly Hills. Il rigolait au téléphone, profitant d’un soleil radieux.

À l’autre bout de la piscine, c’était le jeune acteur britannique Eddie Redmayne et le réalisateur du film Les Misérables qui profitaient du calme après la ­tempête.

Celle dont tous les journaux parlaient lundi à Los Angeles, c’était Jennifer Lawrence. On peut dire qu’elle a donné tout un show dès son arrivée sur le tapis rouge. Jack Nicholson l’a draguée en plein enregistrement de Good Morning America, elle a trébuché dans les marches de la scène, elle a fait un doigt d’honneur en ­arrivant dans la salle de presse et elle a avoué qu’elle venait de boire un «shooter» d’alcool.

Bref, dans un monde où les ­actrices projettent une image de quasi-perfection, elle est bien ­rafraîchissante cette J-Law. En ­espérant que l’actrice de 22 ans ne perde pas cette fraîcheur.

Rebelle, l’après-Oscar

J’ai parlé au producteur du film Rebelle, Pierre Even, qui se remettait lui aussi de ses émotions. Après la cérémonie des ­Oscars, Kim Nguyen et lui ont assisté au bal des gouverneurs. «C’est vraiment un préparty. Les gens ne restent pas longtemps et tout le monde se promène avec son Oscar.»

Pendant ce temps, dans West Hollywood, les stars faisaient leur entrée au party de Vanity Fair. John Travolta est arrivé dans sa Rolls-Royce Phantom V et Sally Field, en chaussures de course. «Sur le coup, quand l’enveloppe est sur le point d’être ouverte, tu te dis que tu as une vraie chance. Rationnellement, on savait que ce serait Michael Haneke, mais on n’était plus dans le domaine du rationnel», confie Pierre Even à propos de la cérémonie.

Après l’annonce, la pression des derniers mois est retombée pour Kim Nguyen. «Physiquement, on aurait dit qu’une tonne de briques venait d’être enlevée de ses épaules», confie Pierre Even.

Il s’est rendu compte que tout comme aux Jutra, tout le monde se connaît dans la salle et se parle durant les pauses publicitaires. «Évidemment, c’est à une autre échelle, mais c’est la même ­familiarité».

La rencontre d’un grand

Il a pu serrer la main de Steven Spielberg. «Je lui ai dit que c’était un honneur d’être en nomination aux Oscars en même temps que lui». Il a aussi rencontré Daniel Day-Lewis. «Je lui ai dit que j’étais le producteur de War Witch. À ma grande surprise, il avait vu le film et m’a dit qu’il l’avait aimé.»

Même s’il n’a pas gagné, la ­nomination de Kim Nguyen risque de lui ouvrir plusieurs portes aux États-Unis. «Rebelle a été extrêmement remarqué, autant au niveau de la force de l’histoire que de la réalisation. C’est sûr qu’il sera approché par des gens de Los Angeles», dit Pierre Even.

Le film Rebelle sort d’ailleurs aux États-Unis vendredi sur 30 écrans, de New York, en ­passant par Los Angeles, Boston et Chicago, entre autres. Kim enchaîne cette semaine plusieurs entrevues avec des médias américains comme le LA Times en compagnie de l’actrice congolaise ­Rachel Mwanza. Elle sera d’ailleurs présente aux Jutra le 17 mars.

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