Sports | Canadien

Entrevue avec Ryder

Le Michael Ryder nouveau

Le premier séjour du Terre-Neuvien à Montréal s’était mal terminé

Jonathan Bernier

Jonathan Bernier @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Michael Ryder est de retour

TORONTO - 

Lorsque Bob Gainey a choisi de ne pas renouveler le contrat de Michael Ryder, au cours de l’été 2008, tout le monde a salué sa décision. Curieusement, près de cinq ans plus tard, plusieurs sont heureux de le voir revenir avec le Tricolore.

Il faut dire qu’à l’époque où il a quitté le Canadien en direction de Boston il venait de connaître une saison de misère.

En 70 matchs, il n’avait récolté que 31 points, dont 14 buts. Tout un contraste avec les deux saisons précédentes au cours desquelles l’athlète originaire de Terre-Neuve avait atteint à chaque fois le plateau des 30 buts.

À ce jour, la saison 2007-2008 est la pire qu’il ait connue en huit saisons complètes dans la LNH.

On se souviendra également que son premier séjour avec le Tricolore s’était terminé sur la passerelle de presse du domicile des Flyers avec un Ryder, laissé de côté, lançant des avions de papier dans les gradins.

«Je ne suis pas parti en bons termes», a-t-il reconnu à son arrivée à Toronto, là où il a rejoint ses coéquipiers.

Une coupe Stanley

Ces événements sont maintenant du passé. Et à la vitesse avec laquelle les joueurs et les dirigeants changent d’adresse dans le sport professionnel, il ne reste plus, dans le vestiaire actuel, que cinq coéquipiers de l’époque : Tomas Plekanec, Andreï Markov, Carey Price, Josh Gorges et Francis Bouillon.

«Même si plusieurs visages ont changé, je sais à quoi m’attendre de l’organisation. Je sais ce que représente le hockey à Montréal», a-t-il déclaré.

D’ailleurs, à première vue, c’est un Ryder beaucoup plus mûr qui revêtira l’uniforme du Canadien, du moins, jusqu’à la fin de la présente saison.

«Je n’ai jamais pensé que je pourrais être l’un des joueurs les plus vieux d’une équipe. Me voilà rendu à cette étape de ma carrière, a lancé l’athlète de 32 ans. J’ai vécu beaucoup de choses. J’ai gagné la coupe avec les Bruins, j’ai vu comment ça se passait à Dallas. J’espère permettre à mes jeunes coéquipiers de bénéficier de mon expérience.»

Un choc

À cette expérience, celui qui a joué 19 matchs sous les ordres de Michel Therrien avec les Citadelles de Québec, au cours de la saison 2000-2001, peut maintenant ajouter le mot «transaction».

Il s’apprêtait à disputer la victoire au Blue Jackets, mardi soir, lorsqu’on est venu lui annoncer qu’il devait faire ses valises.

«C’est la première fois de ma carrière que je suis échangé. C’est un léger choc, a admis cette sélection de huitième ronde du Canadien en 1998. Cependant, je suis heureux de revenir à Montréal, avec l’organisation qui m’a repêché et qui m’a donné ma première chance.»

La suite des choses déterminera si Ryder, dont le contrat de deux saisons viendra à échéance le premier juillet, ne sera que de passage.

«J’ai l’impression que je suis constamment joueur autonome. Je n’ai eu qu’un seul contrat de longue durée dans ma carrière, à Boston, a-t-il indiqué laissant entendre qu’il ne s’inquiète guère pour l’avenir. On verra ce qu’il adviendra à la fin de cette courte saison. Pour l’instant, je souhaite simplement contribuer au succès de cette équipe.»

S’il remplit le filet à la même cadence que l’an dernier (35 buts en 82 matchs), il augmentera assurément ses chances de prolonger son séjour dans la métropole.

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