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LNH | Islanders

Moulson: l’éternel négligé

« Jari Kurri a connu une carrière fabuleuse en jouant avec Wayne Gretzky » - Matt Moulson

Moulson
AFP / Getty Images Matt Moulson

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Matt Moulson restera toujours indissociable de son grand ami et complice des quatre dernières saisons avec les Islanders, John Tavares.


UNIONDALE | Matt Moulson restera toujours indissociable de son grand ami et complice des quatre dernières saisons avec les Islanders, John Tavares. Ils ont toutefois suivi des parcours complètement différents pour atteindre la LNH.

Le jour de leur repêchage illustre parfaitement leurs parcours à l’opposé. ­Tavares a grimpé sur l’estrade au mois ­de juin 2009, à Montréal, pour enfiler la casquette et le chandail des Islanders. On lui prédisait depuis l’âge de 14 ou 15 ans qu’il deviendrait le premier de classe de cet encan.

Moulson, quant à lui, n’avait même pas fait le voyage à Nashville, où se tenait le repêchage de la LNH en 2003. Il avait préféré pratiquer un autre sport cette journée-là.

«Ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit de me présenter au repêchage», s’est rappelé Moulson en entrevue au Journal de Montréal après la victoire de 3 à 2 des ­Islanders contre les Sénateurs en tirs de barrage, dimanche, au Nassau Coliseum.

«Je me souviens de cette journée de 2003, je participais à un entraînement avec mon équipe junior à la crosse. À mon retour à la maison, j’avais un message me disant que je venais d’être sélectionné par les Penguins. J’étais tout excité.»

Les Penguins avaient misé sur Moulson avec leur choix de neuvième tour, le 263e au total.

«C’était vraiment un bon neuvième tour, s’est défendu l’Ontarien de 29 ans en ne pouvant s’empêcher de sourire. Brian Elliott, des Blues, et David Jones, de l’Avalanche, ont aussi été repêchés très tard. Je ne suis pas le premier joueur de l’histoire à connaître du succès dans la LNH malgré un rang de sélection vraiment minable!»

Moulson a une bonne mémoire, mais il a aussi oublié le nom de Jaroslav Halak, sélectionné au 271e rang par le Canadien en 2003.

Pas dans les plans à Pittsburgh

Moulson n’a jamais joué pour les Penguins. Il n’a même pas signé de contrat avec eux.

«C’est assez simple, les Penguins m’ont repêché, mais ils ne m’ont jamais aimé comme joueur», a-t-il lancé.

En septembre 2006, après un séjour de quatre ans à l’Université Cornell, Moulson a obtenu une seconde chance. Les Kings ­de Los Angeles lui ont offert un contrat à deux volets.

En trois ans, Moulson ne jouera que 29 matchs pour les Kings, passant la majorité de son temps avec les Monarchs de Manchester où il a eu pour coéquipiers Jonathan Quick, Jonathan Bernier et Teddy Purcell.

Un Jari Kurri

Moulson a finalement joué sa première saison complète en 2009-2010, plus de six ans après son repêchage.

«J’ai fait mes débuts à Long Island au même moment que Tavares, a-t-il rappelé. Il y avait déjà un lien fort entre Johnny et moi, je le connaissais depuis longtemps. Mon petit frère a longtemps joué à la crosse avec lui.»

Depuis son arrivée parmi les Islanders, Moulson s’est établi comme l’un des bons marqueurs de la LNH. Il a marqué 30 buts ou plus lors de ses trois premières saisons aux côtés de Tavares.

«Il y a encore plusieurs personnes qui croient que ma production offensive s’explique uniquement par la présence de John, a souligné Moulson. Ça ne me dérange absolument pas. Ce n’est pas un secret, John est un joueur phénoménal. Jari Kurri a connu une carrière fabuleuse en jouant avec Wayne Gretzky. Je ne suis pas le premier qui a la chance de côtoyer une grande vedette.»

24 points en 22 matchs

Auteur d’une saison de 69 points (36 buts, 33 aides) l’an dernier, Moulson produit maintenant à un rythme de plus d’un point par rencontre. Après 22 matchs, il a déjà 24 points (10 buts, 14 aides) et il frôle le top 10 des meilleurs marqueurs de la LNH.

«Je ne me suis jamais dit que j’étais uniquement un choix de neuvième tour et que je ne pouvais devenir un bon joueur dans la LNH. J’ai combattu plusieurs préjugés. On me disait que je n’étais pas assez rapide.»

Luc Robitaille, un autre choix de neuvième tour en 1983, avait lui aussi entendu les mêmes choses...

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