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GOODBYE

Insuffler le désir de vivre

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Artiste en résidence à l’Usine C, la chorégraphe montréalaise, Mélanie Demers nous présentera son spectacle Goodbye, un amalgame de performances dont la danse, le chant et le théâtre, présenté pour trois soirs seulement, à compter du 20 mars.

Artiste en résidence à l’Usine C, la chorégraphe montréalaise, Mélanie Demers nous présentera son spectacle Goodbye, un amalgame de performances dont la danse, le chant et le théâtre, présenté pour trois soirs seulement, à compter du 20 mars. Sur scène, quatre danseurs talentueux nous feront vivre le lien entre la création d’une œuvre et celle de la création du monde, promesse de virtuosité à travers l’énigme.

Après avoir été présenté en première mondiale en mai dernier lors du Festival TransAmériques, pour seulement trois représentations, voici une seconde chance de voir le spectacle de la célèbre chorégraphe Mélanie Demers, dont les créations connaissent un rayonnement international. Ses chorégraphies ont été présentées, au fil des ans, dans une trentaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique ainsi qu’en Asie.

«Goodbye, c’est un peu la difficulté que l’on éprouve à se dire au revoir», explique la danseuse et chorégraphe Mélanie Demers.

À travers la danse et les mouvements des danseurs, où s’ajoutent quelques dialogues, on comprendra l’essence de ce message. Plusieurs éléments constituent ce spectacle, dont la tristesse, la séparation et le deuil. Mais par-dessus tout, elle croit profondément en l’espoir.

L’espoir toujours présent

D’ailleurs, la compagnie qu’elle a fondée en 2007, qu’elle a nommée Mayday, a un sens tout particulier pour elle. «C’est l’ultime signal de détresse que les navires ou les avions envoient. Ce qui revient à dire que même lorsque la situation semble complètement désastreuse et sans issue, on garde tout de même espoir en envoyant ce message, espérant que quelqu’un puisse nous enten­dre», fait-elle remarquer.

L’espoir est un peu la ligne directrice à travers ses créations.

Ainsi, Mélanie Demers poursuit son questionnement sur l’état du monde et les responsabilités individuelles en présentant Goodbye, un spectacle qui représente pour elle pas moins d’un an de travail. La performance met en scène la multitude de petites morts que nous vivons quotidiennement. Surtout, elle porte une réflexion à nous inventer et nous réinventer pour survivre aux imperceptibles deuils qui peuplent notre vie, parfois même au quotidien.

«Le désir de vivre est omniprésent tout comme celui de s’élever au-dessus de notre condition, ajoute Mélanie Demers. Nous souhaitons faire ressortir autant l’ombre que la lumière à travers ce spectacle.»

La musique est aussi omniprésente. «Notre concepteur musical Jean-Sébastien Côté est très talentueux. Il travaille d’ailleurs à la conception sonore avec le metteur en scène Robert Lepage sur une multitude de pièces», souligne la chorégraphe. On retrouvera de la musique électronique tout comme du blues ou bien du rock.

Engagée socialement

Mélanie Demers est une artiste ouverte sur les autres cultures et préoccupée par le sort de chacun. De fait, elle voyage pour enseigner la danse au Kenya, au Niger, au Brésil et en Haïti, pays d’origine de son père, où elle s’implique dans le développement de deux centres culturels. Touchée par la dure réalité des pays en développement et du quotidien des populations défavorisées, elle tente d’utiliser l’art afin de donner un sens à la vie, car elle estime que l’espoir est toujours présent.

Mélanie Demers se rendra à New York en avril prochain pour y présenter Goodbye. Elle partira ensuite pour l’Alle­magne afin de travailler sur la création d’un tout nouveau spectacle.


 

GOODBYE

Chorégraphie : Mélanie Demers

Musique originale : Jean-Sébastien Côté

Avec: Mélanie Demers, Brianna Lombardo, Chi Long et Jacques Poulin-Denis

Du 20 au 22 mars à 20 h

Durée : 1 h sans entracte

À l’Usine C

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