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Révélations Troublantes

Pierre Laporte corrompu ?

Un agent secret de la SQ qui a enquêté sur le ministre libéral tué par le FLQ sème le doute

Pierre Laporte corrompu ?
Claude Lavallée, espion retraité

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Interrogé à la radio du Journal dans la foulée du décès du felquiste Paul Rose, un ancien agent secret de la SQ rappelle que la lumière n’a toujours pas été faite sur les liens qu’entretenait Pierre Laporte avec le crime organisé et la mafia italienne avant son enlèvement et sa mort, en octobre 1970.

Interrogé à la radio du Journal dans la foulée du décès du felquiste Paul Rose, un ancien agent secret de la SQ rappelle que la lumière n’a toujours pas été faite sur les liens qu’entretenait Pierre Laporte avec le crime organisé et la mafia italienne avant son enlèvement et sa mort, en octobre 1970.

Selon M. Lavallée, M. Laporte aurait eu des liens avec Frank Cotroni et son bras droit, Frank Dasti, tous deux membres de la pègre montréalaise.

De 1964 à 1972, cet ex-policier a fait partie de l’Escouade des enquêtes spécialisées de la SQ et luttait contre la corruption et le crime organisé. Avec des collègues, il enquêtait sur les liens entre le ministre libéral Laporte et la mafia. Il a signé, en 2012, le livre Révélations d’un espion de la SQ, aux Éditions de l’Homme.

«Le ministre de la Justice (Jérôme Choquette) dit à mon inspecteur-chef: “ça, ça dépasse mes compétences”. C’était donc grave ce qu’on rapportait sur Laporte», a expliqué M. Lavallée au micro de Gilles Proulx, hier midi.

Selon lui, l’ex-ministre libéral aurait pu se retrouver devant les tribunaux pour répondre de ses actes, s’il n’était pas décédé aux mains de la cellule du Front de libération du Québec dont faisaient partie les frères Paul et Jacques Rose.

«Éventuellement. Les preuves sont dans les archives à la SQ», assure-t-il.

Selon lui, c’est Jacques Rose qui aurait tué Laporte et non son frère Paul.

Cotroni au congrès libéral

En janvier 1970, M. Cotroni était présent au congrès pour la chefferie des libéraux.

La mafia voulait que «leur homme passe comme premier ministre sinon ministre de la Justice», mentionne l’ex-espion. Son équipe avait alors informé Robert Bourassa, qui n’avait pas donné un poste clé à M. Laporte.

M. Lavallée reproche aussi à la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO) d’avoir mal interprété les résultats de son enquête sur Laporte. «La CECO avait finalement dit que Pierre Laporte n’avait rien fait de criminel, explique-t-il. Il ne faut pas savoir ce qui s’est passé avant qu’il meure.»

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