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Salon Image et Son

Une chaîne audio de 500 000$

À la grande fête annuelle des passionnés d’audio, on peut y voir (et entendre) une chaîne audio haut de gamme de 500 000$

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Les passionnés de haute fidélité et d’image sont conviés une fois de plus à la grande fête du son, un rendez-vous annuel qui leur est consacré. Tout le week-end, au Hilton Bonaventure de Montréal, les exposant du Salon Image et Son 2013 proposent au public des chaînes audio et vidéo à faire rêver. Mais heureusement, certains rêves restent abordables.

Le Salon Image et Son de Montréal entre dans sa 26e année d’existence, ce qui en fait un des plus vieux rendez-vous annuels de la planète destiné aux audiophiles, hifistes et autres amateurs de sonorités de haut niveau. Ce qui n’est pas surprenant pour les deux organisateurs du salon.

En effet de dire Michel Plante, le Québec est la province canadienne où l’on trouve le plus grand nombre d’amateurs d’audio haute fidélité. Et les plus passionnés aussi.

Qui sont ceux amateurs ?

Bien que les organisateurs aient créé une iconographie dédiée à mettre en valeur des chaînes estimées à moins de 5 000$, le Journal a voulu savoir qui sont ces passionnés d’audio haut de gamme, sachant que certaines chaînes valant plus de 500 000$ arrivent à trouver preneur ?

«Ceux-ci se déclinent en trois catégories, affirme Michel Plante.»

Il y a les audiophiles : ces maniaques n’hésitent pas à investir des milliers de dollars dans une nouvelle composante de leur chaîne. Ils écoutent avant tout... leur système de reproduction. Certains possèdent des appareils valant des dizaines de milliers de dollars, et moins d’une centaine de disques.

Les hifistes eux, sont avant tout, des amateurs de musique. Écouter de la musique sur un appareil modeste ou une chaîne audio de prestige leur importe peu. La musique avant tout. La technologie suivra avec les moyens du bord.

Et une nouvelle clientèle se profile, celle des jeunes de la génération iPod, que certains appellent les «low-fi» (pour basse fidélité, illustrant le fait que leur système de reproduction sonore et leurs fichiers sont de piètres qualités). Mais, immense qualité, ils sont des consommateurs impénitents de musique. Leur collection compte des milliers de fichiers audionumériques.

Et les femmes ? À cette question, un sourire se dessine sur le visage de Michel Plante. «Il était temps que les manufacturier s’ajustent à cette nouvelle clientèle. On le sait, l’industrie audio a toujours offert de beaux jouets complexes à manipuler aux grands enfants. Désormais, les grands fabricants commercialisent des appareils simples à installer et à manipuler, tous dotés d’une esthétique qui ne déparera pas la décoration du salon. Bref, la clientèle féminine au salon compte pour 20% des visiteurs, en hausse à chaque année.»

Des années noires

Cela dit, tout n’est pas rose dans le monde de l’audio de prestige. Pour Mario Gagnon, le propriétaire de la boutique Audio d’occasion, les années 80 et 90 furent plus que difficiles. Les ventes ont décliné considérablement. Et vint le cinéma-maison.

Pour Mario Gagnon, l’arrivée des systèmes de cinéma-maison a contribué à sauver de la faillite bien des boutiques. Soit. Mais cela ne veut pas dire la situation de l’industrie est revenue au beau fixe. Loin s’en faut, car l’amateur de cinéma-maison a des habitudes bien différentes du passionné d’audio.

«Lorsqu’une personne investit dans un cinéma-maison, particulièrement les systèmes dispendieux, il a tendance à conserver le plus longtemps possible son système sans changer de composantes, car pour lui, c’est l’image qui compte. L’audiophile ou le hifiste lui, reste un consommateur qui investit régulièrement dans l’amélioration de son système. »

C’est pourquoi, tout comme Michel Plante, il espère «convertir» à la chapelle de la haute-fidélité les jeunes visiteurs amateurs de musique.

L’audio de prestige, l’affaire (aussi) des Québécois.

Montréal et Québec comptent sur une belle sélection de boutiques audio spécialisées. Mais depuis plusieurs années, les manufacturiers québécois s’illustrent aussi sur la scène internationale.

Ainsi, on y verra le fabricant des plus belles platines vinyles au monde, Oracle, avec sa fabuleuse Delphi à 22 000$ (et d’autres disponibles à des coûts plus raisonnables), Classé et ses électroniques parmi les meilleures au monde, Vérité Audio, Sim Audio (Moon), Totem et des petits nouveaux tel Arteluthe.

Bref, les visiteurs du Salon Image et Son pourront faire connaissance avec tous ces produits au Pavillon du Canada, un hall où sont regroupés une cinquantaine de produits canadiens et québécois.

Et bien que certaines suites offriront aux yeux (et aux oreilles) ébahis des visiteurs des systèmes de reproduction sonore valant plusieurs centaines de milliers de dollars, sachez que les systèmes de reproduction de très haute qualité commercialisés à moins de 5 000$ s’y retrouvent en grand nombre.

Salon Image et Son 2013

Hôtel Hilton Bonaventure

900, rue de La Gauchetière ouest

Montréal

Métro Bonaventure

http://www.salonsonimage.com/

 

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