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Sports inusités

Le roller derby, ça brasse !

Des jeunes filles coriaces jouent dans la ligue junior métropolitaine

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Il était une fois un sport d’équipe féminin dont les règles mystifiaient le commun des mortels presque autant que celles du cricket. Mais ce n’est pas bien grave... Personne ne peut s’ennuyer devant une mêlée de 10 jeunes filles en patins rétro qui se tassent, se plaquent, se bloquent, se dépassent et tombent avec grand bruit autour d’une piste ovale.

Il était une fois un sport d’équipe féminin dont les règles mystifiaient le commun des mortels presque autant que celles du cricket. Mais ce n’est pas bien grave... Personne ne peut s’ennuyer devant une mêlée de 10 jeunes filles en patins rétro qui se tassent, se plaquent, se bloquent, se dépassent et tombent avec grand bruit autour d’une piste ovale.

Des dizaines d’adolescentes de Montréal et des environs pratiquent ce sport de contact pour les femmes qui ne craignent pas les coups.

«Ce que j’aime le plus dans le roller derby, c’est que ça brasse, explique Gabrielle Gignac-Ladouceur, 15 ans, avec un grand sourire. J’aime le contact! Je pensais jouer au rugby ou au football, mais c’était avant de découvrir le roller derby. Ça a changé ma vie!»

L’équipe junior de Mlle Gignac se nomme le Rythm N’ Bruise et ce n’est pas sans raison.

Il ne faut pas avoir peur des «bleus» pour jouer au roller derby.

Le logo du Rythm N’ Bruise montre une joueuse, les quatre fers en l’air, en train de tomber sur le dos avec l’air de trouver ça extrêmement amusant.

Du gros calibre

Dans la Ligue junior de Roller Derby de Montréal, les joueuses vont vite, sont agiles et, grâce à leurs entraîneurs, elles ont le sens du jeu d’équipe et de la stratégie. La preuve : il y a quelques mois, elles ont écrasé l’équipe junior de Toronto, pourtant plus ancienne et donnée favorite, au compte de 193 à 83...

Sous la supervision des entraîneurs Marc Antoine Vachon et Frédérick de Matos, eux-mêmes des joueurs et des arbitres d’expérience, les Rythm N’ Bruise et leurs quelque 17 joueuses seraient bien heureuses d’accroître leurs effectifs... Mais, attention! paresseuses, petites natures et individualistes s’abstenir.

Pas question de risquer de perdre le match revanche des petites Torontoises qui essaieront de laver leur honneur le 19 mai prochain à l’aréna Saint-Louis.

Il s’agira alors du tout premier match junior de roller derby de l’histoire du Québec. Le match commencera à 11 h.

Une passion

La Ligue junior est née de la passion de la jeune Gabrielle Gignac-Ladouceur.

À 13 ans, elle a convaincu sa mère Nancy de fonder un club, puis une ligue pour les adolescentes. Sa fille est parvenue à recruter de plus en plus de joueuses, notamment grâce à une page Face­book.

C’est en écoutant le film Whip It réalisé par Drew Barrymore et mettant en vedette l’actrice Ellen Page, que la plupart des actuelles joueuses du Rythm N, Bruise, dont la capitaine Gabrielle, ont découvert le roller derby.

«Je ne connaissais rien ou presque au roller derby, raconte Nancy Gignac. Mais c’était si important pour Gabrielle, qui venait de tomber en amour avec ce sport, que je m’y suis intéressée.»

Quatre jeunes
joueuses
Gabrielle Gignac-Ladouceur
Surnom : Road Runner #13
Âge : 15 ans
Quartier : Villeray
École : Collège Jeanne-Normandin
« C’est moi qui ai fondé la ligue avec ma mère Nancy ! J’ai hâte à mes 18 ans pour jouer avec les meilleures adultes. Mes idoles sont les joueuses de l’équipe montréalaise qui voyage à l’étranger pour affronter les villes adverses : les New Skids on the Block.»
Babette Lavallée
Surnom :
Baby Bug
Âge : 11 ans
Ville : Repentigny
École : Marie-Victorin (primaire)
« Ce que j’aime au roller derby, c’est être celle qui dépasse les autres ! Pendant la pratique, tu m’as vu tomber et rester par terre le souffle coupé, mais c’est la première fois que ça m’arrivait ! »
Anne Chaput
Surnom : Annekoun-amatata
Âge : 15 ans
Quartier : Vieux Rosemont
École : Marguerite-De Lajemmerais
« J’ai vu le film Whip It. Ça m’a conduit à la boutique Neon Skates. J’ai vu une affiche du Rythm N’ Bruise. Je fais du roller derby depuis l’été dernier. Ce qui m’aide comme joueuse, c’est d’avoir fait du patin artistique pendant quatre ans. »
Jamie-Lee Lauzon
Surnom : Jamie’s
Got a gun
Âge : 16 ans
Ville : Saint-Colomban
École : Polyvalente Saint-Jérôme.
« J’ai pas peur du contact ! J’irai à l’université d’Ottawa l’an prochain et je compte m’entraîner là-bas avec les adultes. Un jour, je vais donc peut-être affronter l’équipe de Montréal avec les couleurs d’une autre ville ! »
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