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Motocyclistes

Québec souhaite mettre fin à l’accompagnement obligatoire

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Le gouvernement Marois envisage de retirer l’accompagnement obligatoire durant la phase d’apprentissage des futurs motocyclistes. Il s’agit d’une des recommandations contenues dans le Rapport du comité moto – Volet sécurité routière, qui a été publié lundi.  

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a affirmé qu’il était «en accord avec l’ensemble des recommandations du rapport». Ce dernier a été dirigé par un comité d’experts sous la direction de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Pour justifier la fin de l’accompagnement obligatoire, les auteurs du document font valoir qu’il est difficile, pour les apprentis motocyclistes, de trouver une personne qualifiée pour les accompagner, étant donné que le nombre d’accompagnateurs potentiels pour la moto est beaucoup plus restreint que pour l’automobile.

Ils ajoutent que plusieurs motocyclistes attendent tout simplement que la phase d’apprentissage soit terminée avant d’acheter une moto. Or, expliquent-ils, «les bénéfices associés au cours de conduite peuvent être compromis si l’apprenti n’a pas l’occasion de mettre rapidement en pratique les connaissances et habiletés requises lors du cours de conduite».

La fin de l’accompagnement obligatoire nécessitera une modification au Code de la sécurité routière avant d’entrer en vigueur.

Resserrer l’accès au permis

Le Comité moto souhaite également imposer des exigences préalables à l’obtention d’un permis d’apprenti conducteur. Ainsi, les futurs motocyclistes devront avoir moins de quatre points d’inaptitude à leur dossier et n’avoir subi aucune révocation au cours des deux dernières années à la suite d’une infraction au Code criminel commise au volant d’un véhicule routier.

Cette exigence, souligne le rapport, «enverrait le message qu’il faut avoir un bon dossier de conduite si on souhaite obtenir un permis moto».

Le comité propose aussi d’implanter un accès graduel à la conduite des motos dites «à risque». Les motocyclistes voulant conduire ce type d’engin devront avoir cumulé trois ans d’expérience réelle sur une moto «régulière» au cours des cinq dernières années.

De plus, considérant que le manque de visibilité des motocyclistes représente l’un des principaux facteurs d’accident, le rapport suggère de permettre l’utilisation des phares de routes (les «hautes») durant le jour. Il recommande également de rendre obligatoire le port d’une protection visuelle, qu’il s’agisse d’un casque intégral, d’un casque muni d’une visière ou encore de lunettes protectrices.

Le Comité rappelle par ailleurs que les travaux visant à réviser le cours de conduite moto sont en cours depuis le début de l’année 2012. La SAAQ espère que le nouveau cours sera prêt pour la saison 2014.

Bilan routier des motocyclistes pour les années 2010 et 2011

Nombre de décès : 39 (2010), 39 (2011), variation annuelle : 0,0 %

Personnes blessées gravement : 251 (2010), 215 (2011), variation annuelle : -14,3 %

Personnes blessées légèrement : 1590 (2010), 1583 (2011), variation annuelle : -0,4 %

Total de personnes décédées ou blessées : 1880 (2010), 1837 (2011), variation annuelle : -2,3 %

Nombre de motos sur les routes : 140 608 (2010), 145 803 (2011), variation annuelle : +3,7 %

Source : Société de l’assurance automobile du Québec 

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