Paddocks | Grand Prix

Les paddocks du Grand Prix infestés de champignons

Jean-Louis Fortin

Jean-Louis Fortin @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Champignons Formule Un

Le Grand Prix de Montréal s'apprête à accueillir les meilleurs pilotes du monde et leurs écuries de Formule 1 dans des locaux qui sont présentement rongés par la moisissure et les champignons.

Hier après-midi, le Journal a pu constater l'ampleur des dégâts, dans les roulottes temporaires qui viennent tout juste d'être installées derrière les puits de ravitaillement du circuit Gilles Villeneuve, sur l'île Notre-Dame.

Au mois de juin, ces roulottes doivent servir de pièces de repos pour des pilotes de renom comme Sébastien Vettel, Lewis Hamilton, Fernando Alonso et Kimi Raikkonen.

Leurs patrons d'écuries, ainsi que les mécaniciens et les ingénieurs, ont également accès à ces lieux.

Gros comme un brocoli

Dans l'une des roulottes, il y a davantage de champignons que dans le rayon des légumes d'un supermarché.

Une bonne dizaine d'entre eux mesurent entre 10 et 20 centimètres de haut. Les plus gros sont aussi volumineux qu'un pied de brocoli ou de chou-fleur.

Ce qui frappe, dès qu'on ouvre la porte de ces roulottes «de luxe», c'est l'insupportable odeur de moisissure.

Le fumet qui flotte dans l'air est tellement pestilentiel qu'il est impossible de le décrire fidèlement à l'aide de mots.

Les tapis, imbibés d'humidité, sont parsemés de mousse blanche digne des pires taudis en ville.

Tout le contraire de l’image jet set qui accompagne habituellement la Formule 1.

Les roulottes temporaires ont été ajoutées il y a quelques années pour combler le manque d'espace dans les puits, dans le cadre d’une cure de rajeunissement de 5,5 millions $. L'hiver, elles sont entreposées sur un terrain au nord du circuit.

Problème caché

Selon nos informations, c'est la troisième année consécutive que les employés qui les installent remarquent de la moisissure.

«L'an dernier, on a changé les tapis et repeinturé. Mais là, c'est pire que jamais», a raconté une source désirant garder l'anonymat.

Hier, nous n'avons pu nous entretenir de vive voix avec le promoteur François Dumontier, qui est président du Grand Prix du Canada. Il nous a par contre fait parvenir ce bref message: «En fait, nous ne sommes pas propriétaires de ces unités, elles nous sont louées par le parc Jean-Drapeau».

Dans le passé, les organisateurs du Grand Prix du Canada ont subi les foudres du grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, qui s'indignait de la vétusté des installations de l'île Notre-Dame.

L'état délabré des lieux inquiétait même le personnel des écuries. En 2007, le Journal rapportait l'absence de ventilation dans les cuisines, et le fait que les écuries, privées d'eau courante, puisaient leur eau à l'aide d'un tuyau près du bassin olympique.

 

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