/news/currentevents
Navigation
Inspections | Aliments

La carte des restos condamnés pour manque d'hygiène

La carte interactive du Journal recense les restaurants et épiceries mis à l’amende

Coup d'oeil sur cet article

Murs tachés de moisissures, ­infestation de coquerelles, crottes de souris entre deux tranches de pain. Oui, ça arrive parfois dans un restaurant ou une épicerie près de chez vous.

L’an dernier, 1017 des quelque 60 576 établissements alimentaires du ­Québec ont reçu une amende de la police de la nourriture, les inspecteurs du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Après moins de quatre mois d’écoulés en 2013, pas moins 166 restos, épiceries, boucheries, boulangeries, abattoirs ou fermes ­laitières ont aussi dû faire un chèque au ­MAPAQ, le plus souvent pour avoir ­hébergé des rongeurs, gardé leur commerce dans un état de malpropreté généralisé ou conservé la nourriture à une température inappropriée.

Tous ces établissements sont maintenant répertoriés sur la nouvelle carte interactive du Journal, qui recense les contrevenants à travers la province.

Afin de vous garder informé des plus récentes condamnations, cette carte sera constamment mise à jour. Elle vous fera connaître le plus rapidement possible les établissements alimentaires qui négligent leur ­hygiène.

Faire des choix éclairés

Nous allons de l’avant avec cette initiative parce que ces informations sont peu connues des Québécois. Les sites du ­MAPAQ et de la Ville de Montréal les ­recensent, mais jamais dans un format aussi facile à consulter.

Mais ça aurait pu être le cas il y a deux ans, quand le MAPAQ a annoncé son ­intention d’imposer l’affichage de ses ­résultats d’inspections dans la vitrine du restaurant ou de l’épicerie. Une pratique qui fait ses preuves depuis 12 ans à ­Toronto. Un point vert affiché pour une inspection acceptable, un point jaune quand on a remarqué un problème ­d’hygiène important et un point rouge lorsque la situation était trop grave pour garder l’établissement ouvert.

Aujourd’hui, ce projet du MAPAQ a été abandonné. Si le Journal ne peut pas afficher les résultats à la vitrine de chaque restaurant, il peut aider ses lecteurs à ­faire des choix plus éclairés.

Cette carte interactive pourra peut-être même contribuer à améliorer les ­pratiques des restaurants et épiceries. Parce que les commerçants n’aiment pas la mauvaise publicité.

Toronto est un exemple spectaculaire de cette grande vérité. Un an après la mise en place du programme, la proportion de ­restaurants affichant un point vert est passée de 50% à 90%.

Commentaires
Loading