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Le Démantèlement sera projeté à Cannes

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Il y aura au moins deux films québécois sur la Croisette cette année : après Sarah préfère la course de Chloé Robichaud, qui a été retenu la semaine dernière en sélection officielle du festival, le drame Le démantèlement, du cinéaste Sébastien ­Pilote, a reçu hier à son tour son invitation pour le bal cannois.

Le Démantèlement, second long métrage de Pilote (après Le vendeur), sera projeté à la ­Semaine de la critique, une ­section parallèle du prestigieux festival consacrée aux ­premières ou secondes œuvres. Au fil des ans, des cinéastes comme Alejandro Gonzalez Iñarritu, Ken Loach et Jacques Audiard s’y sont révélés.

Hier, Sébastien Pilote s’est ­réjoui du fait que cette sélection permettra à l’acteur principal de son film, Gabriel ­Arcand, de retourner à la ­Semaine de la ­critique, 41 ans après y avoir présenté La ­Maudite galette de son frère Denys.

«Ce qui me fait aussi plaisir, c’est qu’il y a, à la Semaine de la critique seulement, sept longs métrages qui sont sélectionnés en compétition (sur les quelque 1200 soumis) et que les films sont défendus par un comité formé de quelques critiques, ajoute le cinéaste.

«J’ai d’ailleurs senti rapidement que le film était très ­apprécié par les membres du comité.»

Lors de la conférence de presse annonçant la sélection de la Semaine de la critique, le délégué général de l’événement Charles Tesson a multiplié les éloges à l’endroit du film ­québécois : «Le Démantèlement est un film bouleversant sur la transmission avec un bel attachement documentaire à la réalité du quotidien, a-t-il décrit.

«Ce film d’une ampleur ­remarquable est porté par ­l’interprétation inoubliable de Gabriel Arcand.»

Continuité

Tourné l’an passé au ­Saguenay–Lac-Saint-Jean, Le Démantèlement met en vedette Gabriel Arcand dans le rôle d'un fermier qui décide de ­vendre la terre familiale sur ­laquelle il élève des agneaux pour venir en aide à l'une de ses filles, aux prises avec des ­ennuis financiers.

Sébastien Pilote ne cache pas qu’il y a des liens de ­parenté entre Le Vendeur et Le Démantèlement.

«C’est un autre coup sur le même clou, mais peut-être avec une autre sorte de marteau, ­observe-t-il.

«Parfois, j’ai l’impression d’avoir fait le même film. [...] Mais je pense que Le Démantèlement a quelque chose de plus rond, de plus généreux que Le Vendeur. C’est moins austère, moins gris. Le Vendeur avait comme toile de fond une ­fermeture d’usine.

«Dans Le Démantèlement, on a des paysages bucoliques et ­lumineux. Même si le film est très triste, il y a aussi quelque chose du feel good movie. C’est le paradoxe du film.»


  • La 52e Semaine de la critique aura lieu en marge du Festival de Cannes, du 16 au 24 mai.
  • La programmation de la Quinzaine des réalisateurs, l’autre section parallèle du ­Festival de Cannes, sera ­dévoilée aujourd’hui.

 

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