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Raed Jaser

Le co-accusé de complot terroriste avait fait l’objet d’un ordre de déportation

« Que des apparences »
photo reuters, ctv news Raed Jaser a été arrêté pour des activités ­terroristes alléguées, tout comme Chiheb ­Esseghaier. Mais tous deux insinuent n’avoir rien à se reprocher.

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TORONTO - Co-accusé de complot terroriste visant à faire exploser un train de passagers, Raed Jaser, 35 ans, vivant à Toronto, avait reçu en 1998 un ordre d'expulsion en vertu duquel il avait été arrêté en 2004, puis relâché, a appris jeudi l'Agence QMI.

Arrêté lundi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour complot terroriste, Jaser et son complice, le Montréalais Chiheb Esseghaier, avaient comparu mardi devant les tribunaux de Montréal et Toronto pour faire face à des accusations liées au terrorisme.

Fait étonnant, Raed Jaser avait été placé en détention le 23 août 2004. À l'époque, il travaillait au noir et utilisait de nombreuses fausses identités.

Il s'était préalablement vu refuser le statut de réfugié à deux reprises par le tribunal de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR). À la suite de sa première tentative, il avait reçu un ordre de renvoi en 1998.

Ni citoyen canadien ni résident permanent, Jaser, d'origine palestinienne, né aux Émirats Arabes Unis, était alors considéré comme apatride.

Les autres membres de sa famille sont pour leur part devenus citoyens canadiens grâce à un programme spécial, ce qui a été refusé à Jaser en raison de différents délits qu'il aurait commis, dont une fraude de 5000 $.

Il a été refusé comme réfugié une deuxième fois à l'âge de 26 ans, en 2004.

Bien que visé par un renvoi, il n'avait pas alors été considéré comme représentant un danger, selon le tribunal. Il avait donc été relâché moyennant une caution de 3000 $ avancée par son oncle, Mahmoud Jaser.

«Toute sa famille est au Canada, [ils] sont résidents permanents ou encore citoyens. Il est certain que M. Jaser préférerait demeurer au Canada et qu'il ne désire pas quitter le pays», avait indiqué son avocat au tribunal de la CISR.

Jaser se serait à l'époque montrée très coopératif et n'aurait manqué aucune de ses audiences.

Son complice et lui, qui ont interdiction de communiquer ensemble, reviendront en cour le 23 mai.

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