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LNH | Canadien

Robustes et agressifs

Les Sénateurs sont loin d’être une équipe tout en finesse

Sénateurs vs Canadien
Photo Archives/Agence QMI
Les joueurs du Canadien et des Sénateurs amorceront leur série ce soir.
Sénateurs vs Canadien
Photo Archives/Agence QMI
Les joueurs du Canadien et des Sénateurs amorceront leur série ce soir.

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On a fait grand état de la robustesse des Maple Leafs au moment où l’on croyait que le Canadien allait les affronter dans les séries. Rares sont ceux qui ont souligné celle des Sénateurs.

Pourtant elle est bien présente comme en font foi leurs 27 bagarres, une de plus que le Canadien, mais surtout les 1307 mises en échec (340 de plus que le Tricolore), qui leur vaut le sixième rang du circuit à ce chapitre.

Brandon Prust en sait quelque chose pour les avoir affrontés, dans l’uniforme des Rangers, au premier tour des séries éliminatoires de 2012.

Une confrontation serrée dans laquelle les champions de l’Association de l’Est avaient dû combler un retard de 3 à 2 pour finalement triompher en sept rencontres.

Les Sénateurs avaient distribué 223 mises en échec au cours de cette série, dont 48 dans le troisième match. Quelques combats avaient éclaté en cours de route. Prust et Chris Neil avaient d’ailleurs réglé quelques comptes.

«Même les joueurs qui, en saison régulière, n’étaient pas reconnus comme tels sont devenus des joueurs physiques au cours de cette série», s’est-il souvenu.

Un travail à faire

D’ailleurs, l’homme fort du Canadien s’attend au même genre d’opposition des représentants de la capitale fédérale.

«Neil joue son rôle à la perfection. Sur le plan de la robustesse, c’est un des meil­leurs du circuit, a vanté Prust. Je suis persuadé qu’il le fera encore bien contre nous. Moi aussi, j’aurai un travail à faire.»

Lequel?

«Celui qui m’a amené dans cette ligue», a-t-il répondu.

Mais encore? Devra-t-il déranger l’adversaire ou protéger ses coéquipiers? À cette question, Michel Therrien a offert une piste de réponse.

«J’ai beaucoup de respect pour Neil. Nous devrons être prêts à lui faire face. Il apporte beaucoup d’intensité à son équipe et il défend bien ses coéquipiers. Mais, nous en avons, nous aussi, des comme ça, de notre côté.»

Des comme ça, ce sont Prust, Ryan White, Travis Moen et Colby Armstrong. Les trois derniers devront en démontrer davantage pour épauler adéquatement Prust qui, la plupart du temps, a semblé le seul à tenter d’imposer le respect sur la patinoire.

«Le rôle de notre trio sera d’apporter de l’énergie, de bien performer défensivement et de terminer nos mises en échec. Il sera primordial de gagner les batailles le long des rampes et se présenter le nez dans la circulation», a indiqué Moen, qui n’a que trop peu souvent appliqué ces principes cette saison.

Pas l’affaire d’un seul trio

En 45 matchs, le vétéran de 31 ans a distribué 82 coups d’épaules. Prust a dominé les attaquants du Canadien avec 82. Quant à White, qui amorcera possiblement la série au centre, il en a réalisé 50 en 26 matchs.

On est loin des 206 de Neil, 97 de Zack Smith et 38 en 15 matchs de Matt Kassian, les trois attaquants qui composent le quatrième trio des Sénateurs.

«L’aspect physique ne relèvera pas seulement des trios d’énergie. Tout le monde doit jouer avec beaucoup d’intensité, a soutenu White. On doit être dans leur face tout le temps, arriver les premiers sur la rondelle et foncer vers le filet.»

«Payer le prix, c’est aussi ça, jouer de façon physique. Si tu es prêt à accepter une mise en échec pour réaliser un jeu ou te sacrifier pour l’équipe, c’est aussi efficace, sinon plus, que donner des coups d’épaules», a-t-il ajouté.

C’est effectivement ce que les joueurs du Canadien ont fait pendant les trois quarts de la campagne. Souhaitons que ce soit le cas lors de cette nouvelle saison.

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