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Démystifier les gérants d’artiste

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Photo agence QMI, ÉRIC CARRIÈRE
Jacques K. Primeau, Guy Lévesque, Steve Rasier, Jethro Supré et Mario Lefebvre sont tous partenaires du nouvel Institut Vision, sur la gestion de carrière dans les arts et divertissements

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C’est un métier nébuleux, souvent personnifié au grand écran par un type louche, fumant un gros cigare. Pourtant, les gérants sont des personnes très importantes, voire nécessaires, au succès de nos artistes chéris. Afin de démystifier la profession, le Journal a rencontré des gérants de plusieurs personnalités connues.

C’est un métier nébuleux, souvent personnifié au grand écran par un type louche, fumant un gros cigare. Pourtant, les gérants sont des personnes très importantes, voire nécessaires, au succès de nos artistes chéris. Afin de démystifier la profession, le Journal a rencontré des gérants de plusieurs personnalités connues.

Ils ont aidé à propulser les carrières de Rock et Belles Oreilles, Laurent Paquin, Rachid Badouri, Garou et Louis-José Houde, pour ne nommer ce que ceux-là. Pourtant, on les connaît peu. Travailleurs de l’ombre, les gérants s’assurent que leurs artistes sont bien entourés et qu’ils ont les outils nécessaires pour bien déployer leur talent.

Rencontrés dans un restaurant de la Petite-Italie, Jacques K. Primeau, Mario Lefebvre, Guy Lévesque, Steve Rasier et Jethro Supré s’animent tous lorsque vient le temps de parler de leur métier, qui suscite souvent plusieurs questionnements.

Un métier plus respecté?

Eux qui sont dans le domaine depuis plus de 30 ans, Jacques K. Primeau et Mario Lefebvre reconnaissent que le métier de gérant a beaucoup changé, au fil du temps. «Ce sont tous les intervenants autour du gérant qui ont changé, dit Mario Lefebvre. En musique, cette business-là a été dirigée et inspirée par les compagnies de disques. Tout le monde ne jurait que par le disque. Mais l’impact des médias et des réseaux sociaux a beaucoup changé.»

«Quand j’ai commencé, j’étais avec Spectra, dit Jacques K. Primeau. Le Festival de Jazz était là, mais pas les FrancoFolies. Juste pour rire commençait, mais l’École de l’humour n’était pas là. C’était une époque plus artisanale. Ce n’était pas un métier spécialisé.»

«J’ose penser que le métier est un peu plus respecté que ce qu’il était, poursuit-il. Mon rêve absolu serait qu’on ait un ordre professionnel avec un code d’éthique. Ceux qui ne le respecteraient pas, on les mettrait dehors.»

Agent vs gérant

Quelle est la plus grande frustration du métier de gérant? «L’ingratitude, répond Steve Rasier. T’es dans un domaine où c’est l’artiste qui est devant. Tu te démènes pour voir sa réussite. Le service est reconnu par les fruits. Il faut beaucoup d’humilité.»

«Si tu le fais pour la reconnaissance, la gratitude et même l’argent, tu n’es pas dans la bonne business, ajoute Mario Lefebvre. Ça prend une passion totale pour le métier.»

Encore aujourd’hui, beaucoup de personnes ne font pas la différence entre un gérant et un agent. «Ce n’est pas du tout le même travail, dit Guy Lévesque. Personnellement, je ne serais pas capable d’être dans une agence avec 80 artistes. Un gérant va développer des projets pour développer la carrière d’un artiste. Il est plus impliqué qu’un agent sur tous les points.»

Un nouvel institut

Afin de démystifier ce métier, Jacques K. Primeau, Mario Lefebvre, Guy Lévesque et Jethro Supré ont tous accepté l’invitation de Steve Rasier de prendre part à la nouvelle aventure de l’Institut Vision, qui ouvrira ses portes en septembre prochain.

Ce nouvel établissement professionnel enseignera la profession de gestion de carrière dans l’industrie des arts et divertissements tels que: gérant d’artiste, agent sportif, agent de tournée et relationniste de presse.

«Dans certaines institutions, on touche un peu la gestion, mais sur le plan théorique, dit Steve Rasier. La gérance, c’est un domaine qui n’est pas régi. Les gens s’improvisent gérants. Chacun définit ce qu’il fait en fonction de ses valeurs ou de sa compréhension. Il y a tellement de confusion que ça ternit l’image de la gestion artistique.»

Le programme d’un an comprendra trois sessions et 11 cours. Il en coûte 12 000$ et est ouvert à tous. Le plus intéressant? Des professionnels du milieu, comme Jacques K. Primeau, Mario Lefebvre et Benjamin Phaneuf seront parmi les professeurs. «Il y a aussi un stage d’un mois et demi à la fin du cours qui permettra aux élèves d’aller sur le terrain et voir des événements», dit Steve Rasier.

Pour plus de détails sur l’Institut Vision, on consulte le institutvision.ca

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