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Il retrouve les voleurs

Un Montréalais localise son ordinateur grâce à son téléphone, mais reproche à la police de ne pas l’aider

Il retrouve les voleurs
Photo le journal de montréal, christine bouthillier Wilson Chu a reçu sur son ­téléphone intelligent,­ ­plusieurs messages qui l’ont aidé à localiser son ordinateur volé.

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Après avoir localisé son ordinateur volé grâce à une application sur son ­téléphone intelligent, un Montréalais, frustré du manque d’intervention de la police, songe à se ­faire justice lui-même.

Après avoir localisé son ordinateur volé grâce à une application sur son ­téléphone intelligent, un Montréalais, frustré du manque d’intervention de la police, songe à se ­faire justice lui-même.

C’est après une séance d’entraînement au gymnase de l’Université Concordia, la semaine dernière, que Wilson Chu a découvert que son ­ordinateur avait disparu. Quelqu’un avait réussi à ouvrir son casier et avait détalé avec le MacBook, en plus du chargeur et de 15 $ qui traînaient au fond de ses poches.

Le chef cuisinier rapporte le larcin au ­Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dès le lendemain, mais on lui ­explique que son ordinateur sera difficile à trouver si le voleur le garde chez lui.

«J’étais fâché, la police devrait m’aider, raconte-t-il. L’université m’a dit qu’elle ne pouvait pas m’aider non plus, parce que je ne suis pas un étudiant de Concordia!»

Les vestiaires du gymnase ne sont pas équipés de caméras de surveillance.

Deux adresses

Mais grâce à une application qui relie son téléphone intelligent à son ordinateur, Wilson Chu reçoit sur son appareil, en fin de semaine ­dernière, plusieurs messages qui localisent son ordinateur, toujours au même ­endroit.

Après une brève recherche sur une carte, Wilson Chu se rend compte que seules deux maisons voisines l’une de l’autre à Laval correspondent à l’endroit indiqué.

Croyant enfin pouvoir ­retrouver son portable et toutes les recettes de cuisine qu’il contient, il communique l’information au SPVM.

«Au poste, ils m’ont dit d’aller à l’adresse moi-même ou d’aller voir la police de Laval, s’étonne M. Chu. Ils ont prétendu qu’ils ne pouvaient rien faire comme c’était sur le territoire lavallois.»

Il prend alors un taxi jusqu’à Laval, mais la ­police lavalloise renvoie la balle au SPVM en soulignant que, comme le vol a eu lieu à Montréal, c’est à la police montréalaise de traiter le dossier. De retour à Montréal, Wilson Chu essuie un ­nouveau refus.

«La police m’a dit qu’elle ne pouvait pas ­ouvrir toutes les portes, mais il n’y en a que deux! s’insurge-t-il. Je pense que je vais y aller moi-même, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen, personne ne veut m’aider.»

Une erreur

Joint par le Journal, un porte-parole du SPVM avoue qu’il s’agit d’une erreur.

«Les policiers au poste auraient dû faire un rapport de plus avec les adresses, car il s’agit d’un élément de preuve supplémentaire, ­explique Laurent Gingras. Ils doivent le transmettre aux enquêteurs et voir avec M. Chu ce qui [peut] être fait.»

M. Gingras indique qu’il appellera les agents concernés pour corriger le tir et invite Wilson Chu à communiquer de nouveau avec le poste pour donner les informations.

«Ça peut possiblement mener à une arrestation. Si cette adresse-là revient plusieurs fois, ça peut permettre de créer des liens avec d’autres crimes», souligne M. Gingras.

Il mentionne cependant qu’il peut être difficile d’obtenir auprès d’un juge un mandat de perquisition pour plusieurs maisons.

Du côté de la police de Laval, on maintient que les démarches doivent être faites par le SPVM.

«Ils ont notre bénédiction pour venir voir sur notre territoire. S’ils manquent de personnel, on peut s’entraider entre corps policiers, déclare Franco Di Genova, porte-parole du Service de ­police de la Ville de Laval. Ils peuvent même nous transférer le dossier s’ils le veulent.»

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