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Le mystère Redpath

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endroit mystique 2 - la maison Redpath

 

MONTRÉAL - Aujourd'hui, deuxième volet de cinq de notre série sur les endroits mystiques de Montréal.

En roulant en direction du seconde lieu, je me demandais ce que Christian Page, auteur et spécialiste de l’étrange, avait en tête. Il me faisait sillonner les rues aux maisons cossues en plein centre-ville. Finalement, j’ai compris. Au cœur de la ville, entre deux maisons qui doivent valoir une fortune, se trouve une demeure abandonnée, délabrée, ceinturée d'une grille, qui a tous les airs d’une maison hantée.

La maison est fascinante de devant, mais elle est encore plus surprenante quand on enjambe la pancarte «propriété privée» et qu’on accède à l’arrière.

On y voit des meubles anciens, qui ont clairement subi les foudres de la météo et du temps. On peut aussi voir la tapisserie ancienne, le plafond en fines lattes de bois et les portes endommagées.

Qui a tué Mme Redpath ?

La maison Redpath La maison Redpath

Construite à la demande de James Redpath, un des héritiers de John Redpath, la maison fût prête à recevoir la famille Redpath seulement après son décès. Le reste des membres de la famille déménage donc, rue du Musée, en 1886.

Les premières années, tout se passe bien. «Seule ombre au tableau, un des fils d’Ada Maria Redpath, Clifford, souffre de crise d’épilepsie, qui lui cause des absences», explique M. Page.

Quelques années plus tard, en 1901, Clifford a 24 ans et étudie en droit à l’Université McGill. «Le 13 juin, en fin d’après-midi, il entre à la maison et discute avec son frère aîné Peter. Quelques minutes plus tard, Peter entend une série de détonations», mentionne-t-il. Peter découvrira le corps de sa mère, atteinte de deux projectiles, et de son frère Clifford, qui aurait vraisemblablement tourné l’arme contre lui.

L’ennuie est qu’il y avait deux pistolets dans la résidence. Celui qu’avait à la main Clifford, qui avait deux chambres vides, et un autre, au sol, qui avait une seule chambre vide. S’il a retourné l’arme contre lui, «il n’a pu tirer qu’une seule balle en direction de sa mère. Pourtant, elle a été atteinte par deux balles», explique M. Page.

A-t-il tiré avec deux pistolets ? Y avait-il une autre personne dans la chambre ? Est-ce Clifford le véritable assassin de sa mère ? Toutes ces questions restent sans réponse.

Quoi qu’il en soit, depuis ce temps, «des gens racontent que de temps en temps la nuit, on peut voir des ombres se dissimuler derrière les fenêtres éborgnées, on peut voir parfois des lumières. Des chasseurs de fantômes se sont donné rendez-vous ici, et ils soutiennent avoir vécu des expériences étranges», conclut-il.