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Hydro-Québec

Vers des surplus records

Vers des surplus records
Photo d’archives Malgré une baisse de la consommation et des excédents de production, le gouvernement continue d’investir dans la production, notamment éolienne, comme ici à Saint-Ferdinand-d’Halifax.

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En 2014, les surplus d’énergie d’Hydro-Québec pourraient causer une surprise de taille aux consommateurs québécois. En fait, toutes catégories confondues, la consommation d’électricité au Québec l’an prochain sera inférieure à celle de cette année.

En 2014, les surplus d’énergie d’Hydro-Québec pourraient causer une surprise de taille aux consommateurs québécois. En fait, toutes catégories confondues, la consommation d’électricité au Québec l’an prochain sera inférieure à celle de cette année.

Selon les documents déposés au cours des dernières heures par Hydro-Québec auprès de la Régie de l’Énergie, ces surplus d’énergie sans précédent, et en hausse de plus de 50% sur ceux de l’an dernier, sont surtout provoqués par une baisse de la consommation industrielle.

Alors que la société d’État envisageait l’an dernier des surplus de 8,7 TWh (milliards de kilowatts/heure en 2013), les chiffres qui viennent d’être déposés font maintenant état de surplus de l’ordre de 13,4 TWh en 2014. C’est l’équivalent de trois fois la capacité de production de la centrale au gaz de Trans-Canada Energy, fermée pour cause de surplus depuis 2007.

Pour le directeur général de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité, les consommateurs québécois auront toute une surprise au mois d’août lorsqu’Hydro-Québec déposera sa demande pour de nouvelles hausses de tarifs pour 2014.

«L’ensemble des facteurs nous porte à croire que l’augmentation qui va être demandée au mois d’août par Hydro-Québec va graviter autour de 6,2% à 6,8%. C’est à peu près neuf fois le taux d’inflation actuel.»

Vers une hausse de 6 %

On se souviendra que l’an dernier, après quelques années de baisse, Hydro-Québec avait demandé une hausse de 2,9% de ses tarifs et que la Régie de l’Énergie avait finalement consenti à une hausse de 2,4% des tarifs de la Société d’État en avril 2013.

Autre facteur qui pourrait contribuer à une demande de hausse des tarifs au mois d’août, la société d’État voudrait voir une augmentation de son rendement de 6 à 9,2% pour ses filiales réglementées que sont Hydro-Québec Distribution et TransÉnergie.

«Dans ce contexte, nous pensons que l’augmentation de plus de 6% qui serait demandée par Hydro-Québec est très crédible, compte tenu de l’information disponible dans huit dossiers en cours devant la Régie de l’énergie.»

En fait, la grande industrie composée des alumineries, des papetières, de l’industrie chimique, des mines, pour ne mentionner que celles-là, ne consomme plus que 30% de l’énergie consommée au Québec.

Baisse de consommation

Traditionnellement, elle consommait 40% de toute l’énergie produite par Hydro-Québec. La hausse de la consommation résidentielle ne comble tout simplement plus le vide laissé par la grande industrie.

Globalement, la consommation québécoise d’électricité incluant les pertes pour le transport, passe maintenant de 186 TWh en 2013 à 183 TWh en 2014.

En dépit de ces surplus et de la chute de la demande québécoise, la première ministre Marois a annoncé le printemps dernier, pour l’industrie éolienne et la Gaspésie, une augmentation de la capacité de production de 800 MW qui viendront s’ajouter aux 3,139 MW déjà construits ou en voie de l’être et qui seront éventuellement facturés aux clients d’Hydro-Québec, qu’ils en aient besoin ou non.

À croire que les Américains, contrairement aux Québécois, n’auront pas à payer très cher l’électricité produite par les éoliennes et les centrales du Québec.

 

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