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Grand splash | Vieux-Port

Plonger avec Richard Bergeron dans le Saint-Laurent

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Ce n’est pas tous les jours que l’on voit le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, en maillot de bain. «Mais bon, une journaliste non plus!» me suis-je dit en plongeant à ses côtés dans le fleuve Saint-Laurent.

Rassurez-vous: nous n’étions pas seuls. Quelque 140 autres personnes ont fait le plongeon avec nous, tôt en matinée, hier, à partir du quai Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port de Montréal.

Cela fait maintenant 10 ans que le Comité citoyen Montréal Baignade organise le Grand Splash, un événement où tous les Montréalais sont conviés à faire le grand saut.

Le but? Favoriser la réappropriation du fleuve par les Montréalais et convaincre les élus d’y donner accès aux citoyens pour qu’ils puissent se baigner en toute sécurité.

Propre, mais...

Alors l’eau, elle est comment? Incroyablement chaude. Même pas un petit frisson en y entrant. Par ces temps de canicule, la baignade est délicieuse.

La qualité de l’eau est également surprenante. Pas de poissons à trois yeux, de sacs en plastique ou de déchets. J’arrive même à voir mes pieds. Par contre, quelques mégots de cigarettes flottant dans l’eau viennent gâcher quelque peu l’expérience.

Néanmoins, il y a quelque chose de grisant à se laisser flotter en contemplant le Vieux-Montréal, comme me l’a confié une dame après sa baignade, alors qu’elle se dépêchait de se changer pour arriver à l’heure au bureau. «C’est génial, hein? Je capote!», a-t-elle lancé.

Le mythe du fleuve

Pour Pierre Lussier, le directeur du Jour de la Terre Québec, cette expérience réussit à changer peu à peu la vision qu’ont les Montréalais de leur fleuve. D’ailleurs, cette année, plus de 200 personnes se sont inscrites à l’activité sur Facebook en moins de 24 heures, soit deux fois plus que l’an dernier. «Je pense qu’on a réussi à réveiller les gens, à leur prouver que c’est un mythe de croire que le fleuve n’est pas baignable», explique M. Lussier.

Richard Bergeron déplore aussi la rareté des endroits baignables à Montréal. «J’ai hâte de prendre le pouvoir pour créer la première plage en eau vive à Verdun. Il n’y a pas de raison pour que ce ne soit pas ouvert d’ici 2016 si je suis élu.»

À leur sortie de l’eau, les baigneurs étaient ravis. «C’est magnifique, parfait. C’est la deuxième fois que je saute et c’est toujours aussi amusant», se réjouissait Arsène.

Ils ont plongé!
«
Chaque année, il y a de plus en plus de gens qui viennent se baigner. C’est clair: les citoyens veulent avoir un accès au fleuve et on va le leur donner. »
– Richard Bergeron,
chef de Projet Montréal
«
C’est la dixième fois que je saute au Grand Splash. On a eu une température exceptionnelle et, encore une fois, une eau de qualité. On sent que les citoyens veulent vraiment s’approprier leur fleuve. »
– Chantal Rouleau,
mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
«
C’est une expérience extraordinaire. C’était la première fois, mais sûrement pas la dernière. On est tellement chanceux d’être entourés d’eau! C’est d’une telle beauté! »
– Mary Ann Davis,
candidate à la mairie de Verdun
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