/entertainment/movies
Navigation
Festival Fantasia

Divine et polyester

Film I am divine fantasia
PHOTO COURTOISIE FESTIVAL FANTASIA
I am Divine
Film I am divine fantasia
PHOTO COURTOISIE FESTIVAL FANTASIA
I am Divine

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Peu de personnalités du monde du divertissement peuvent se vanter d’avoir eu autant de succès sur la scène underground et auprès du grand public en même temps. Divine, un artiste burlesque travesti connu pour sa collaboration avec l’éblouissant réalisateur John Waters, aura connu cet honneur.

Né Harris Glen Milstead, l’histoire du jeune garçon timide qui brûlera les planches est relatée dans le documentaire I am Divine, présenté le 30 juillet dans le cadre du festival Fantasia. En parallèle, le loufoque film Polyester, mettant en vedette l’artiste, est en salle aujourd’hui dans un rare format : l’odorama.

Gloire, tragédie et héritage

Grandissant dans une famille modeste des États-Unis, le jeune Harris Milstead rêvait de gloire et de popularité. Découvrant le milieu du  «drag» dans les années 1960, il se lie d’amitié avec le réalisateur John Waters qui le projette rapidement sous les feux de la rampe avec les films «trashs» Mondo Trasho et Pink Flamingos.

«Cette collaboration avec Waters a été un catalyseur pour la carrière de Divine. C’est au fil de ces films que l’icône «trash», mais aussi touchante, s’est forgée», a expliqué Mitch Davis, codirecteur du festival Fantasia.

Le documentaire I am Divine raconte l’ascension de l’acteur, sa vie personnelle, sa sexualité, et sa relation difficile avec son poids (Divine pesait 135 kilogrammes). C’est d’ailleurs son embonpoint, une de ses marques de commerce, qui aura raison de lui, puisqu’il décédera d’une crise cardiaque à l’âge de 42 ans.

«C’était tellement tragique, surtout lorsqu’on sait que sa popularité auprès du grand public ne connaissait pas de frein vers la fin de sa vie. Les films comme Polyester et Hairspray ont confirmé sa capacité à jouer des rôles féminins de façon dramatique et réaliste», a souligné M. Davis.

Aujourd’hui encore, l’héritage de Divine et de John Waters marque la culture populaire, et ce jusqu’au Québec. Une adaptation de la comédie musicale Hairspray est présentée en ce moment à Montréal.

Son image aura même inspiré le personnage d’Ursula, la méchante sorcière du dessin animé La petite sirène de Disney.

Mitch Davis, qui décrit le documentaire I am Divine comme «l'ultime film issu de la marge», se réjouit du fait que Fantasia projette ces films «qui rappellent une époque lors de laquelle les réalisateurs étaient courageux».

 

Commentaires
Loading