/news/politics
Navigation
Mairie | Michel Brûlé

S’il est élu maire de Montréal, Michel Brûlé éliminera les ­préposés aux contraventions de ­stationnement

Le président des Intouchables veut faire de Montréal une ville plus « permissive »

Coup d'oeil sur cet article

S’il est élu maire de Montréal, ­­l’éditeur Michel Brûlé éliminera ­purement et simplement tous les ­préposés aux contraventions de ­stationnement. Le président des éditions Les Intouchables propose d’automatiser les bornes de ­stationnement pour réduire les dépenses en personnel tout en laissant souffler les ­automobilistes.

S’il est élu maire de Montréal, ­­l’éditeur Michel Brûlé éliminera ­purement et simplement tous les ­préposés aux contraventions de ­stationnement.

Le président des éditions Les Intouchables propose d’automatiser les bornes de ­stationnement pour réduire les dépenses en personnel tout en laissant souffler les ­automobilistes.

Pour l’homme d’affaires qui a déménagé son bureau à Québec en 2012 parce que Montréal lui coûtait trop cher, l’administration montréalaise «écœure monsieur et ­madame Tout le monde» pour renflouer ses coffres.

«À cause des dépenses effrénées, on a fait de Montréal la ville où l’on met le plus de contraventions au Canada», insiste le candidat Brûlé, en entrevue au Journal de Montréal.

Réduire le nombre d’élus

La réduction des dépenses passe ­également par la diminution du nombre d’élus municipaux, martèle-t-il.

«Il y en a 45 à Toronto et 51 à New York. Je trouve que c’est du délire d’en avoir 103 à Montréal. Si Montréal veut renouer avec la croissance, il faut réduire les dépenses.»

L’éditeur appliquerait ainsi à la Ville la recette de son entreprise, qui a licencié 12 de ses 15 employés ces dernières années pour faire face à la crise.

Il assure toutefois que ses affaires vont bien. «J’ai pris la décision qu’il fallait ­prendre, c’est-à-dire de vivre selon mes moyens et en fonction de la pérennité.»

Éternel solitaire, l’homme qui vit seul avec sa mère dans une luxueuse maison du Plateau-Mont-Royal se présente à la mairie sans équipe.

Il suit ainsi les traces du maire de ­Québec, Régis Labeaume, qui a été élu pour la première fois en 2007 en tant ­qu’indépendant.

Michel Brûlé ne cache d’ailleurs pas son admiration pour le maire de la capitale. «J’aime l’efficacité de la Ville de Québec», lance-t-il.

Garantir les routes 25 ans

À l’image de l’administration Labeaume, qui a promis en 2008 d’investir 7 milliards $ en 15 ans dans ses infrastructures, ­l’aspirant maire veut faire évaluer ­l’ensemble de réseau routier et refaire tout à neuf avec le soutien d’un équipe d’experts allemands, avec lesquels il dit avoir déjà pris contact.

Comme en Allemagne, le candidat Brûlé souhaite que les routes montréalaises soient garanties au moins 25 ans et que les firmes qui ont trempé dans la collusion soient bannies des chantiers.

«Il faut travailler avec des gens qui sont honnêtes. Ceux qui nous ont fait des routes qui durent deux ans, on ne leur donne plus de contrat, c’est tout», tranche celui qui se dit «incorruptible».

Positions tranchées
«
Ce que je reproche aux anglophones, c’est leur ethnocentrisme. Ils n’écoutent que leur musique, ils ne regardent que leurs films, ils ne lisent que leurs livres. »
«
Quand ils étaient jeunes, les baby-boomers avaient de la liberté. Maintenant qu’ils sont au pouvoir, ils interdisent tout ce qu’ils ont eu le droit de faire. »
«
J’ai vraiment une dent contre Charest. Je pense que c’est le seul responsable du printemps érable. Il s’en est servi pour faire diversion et sa politique a toujours été de  diviser pour régner. »
«
La commission Charbonneau, ce n’est que la pointe de l’iceberg. J’ai hâte qu’on aille plus loin que ça. Si on va jusqu’au bout, c’est sûr que Charest va  devoir rendre des comptes. »
«
Mon succès a suscité la haine chez mes concurrents et on m’a fermé les portes des subventions et des prix littéraires, parce que j’ai toujours dénoncé le copinage et que la corruption m’a toujours dégoûté. »
Commentaires