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Décès | Affaires

Luc Beauregard n'est plus

Il est le fondateur de la firme de relations publiques National

Luc Beauregard
Photo Archives / Agence QMI Le fondateur du cabinet de relations publiques National, Luc Beauregard.

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Luc Beauregard, fondateur de National, la plus importante firme de relations publiques au Canada, a succombé vendredi à un cancer qu’il combattait depuis six mois.

«C’était une éminence grise de Montréal. Beaucoup de gens d’affaires de Montréal voulaient le consulter», décrit Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil, qui a été cofondateur de National et l’associé de M. Beauregard pendant 13 ans.

Avant de fonder en 1976 son entreprise Beauregard et Associés, qui allait devenir plus tard le cabinet National, M. Beauregard a été journaliste dans la presse quotidienne pendant une dizaine d’années. Celui qui aurait fêté ses 72 ans le mois prochain a aussi été attaché et conseiller politique.

« Sur la patinoire »

À propos de sa décision de faire le saut en relations publiques, Luc Beauregard a déjà dit qu’à son avis «les journalistes regardent ce qui se passe assis dans les gradins; moi je voulais être sur la patinoire».

Au fil des ans, National a ouvert des bureaux dans plus d’une dizaine de villes au Canada ainsi qu’à l’international.

M. Beauregard a notamment participé à la fusion Molson-Coors, à l’acquisition du Canadien par la famille Molson et à la création de Biochem Pharma. La famille Desmarais, la famille Beaudoin (Bombardier) et Louis Vachon, le président de la Banque Nationale, comptaient parmi ses clients.

«Le travail a été toute sa vie. On ne pouvait pas l’imaginer tomber au combat», se désole Jean-Pierre Vasseur, président de Res Publica, qui chapeaute

National, Axon, Cohn & Wolfe|Canada et Sonic Boom.

M. Beauregard n’était plus impliqué au quotidien chez National, mais il œuvrait toujours occasionnellement comme conseiller stratégique.

Dans cette marée de succès, un échec: l’ouverture d’un bureau de communication financière à New York il y a 15 ans, qui a fini par fermer ses portes.

Au cours de sa vie, Luc Beauregard s’est impliqué dans plusieurs organismes, tels que Procure (contre le cancer de la prostate), l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal et la Fondation du Musée d’art contemporain. Il a également fondé Relations publiques sans frontières il y a six ans.

«Il a toujours cru qu’il fallait donner pour recevoir», indique M. Vasseur.

L’homme d’affaires avait récemment été fait chevalier de l’Ordre national du Québec et il a été investi au sein de l’Ordre du Canada en mai 1996.

Les obsèques de Luc Beauregard auront lieu dans la semaine du 5 août (date précise à déterminer) en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

Avec la collaboration de Marie-Pier Gagné

ce qu’ils ont dit
«
Il était d’une franchise implacable. Il disait la vérité aux clients, pas ce qu’ils voulaient entendre. »
Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil et cofondateur de National
«
C’est quelqu’un qu’on imaginait venir au bureau jusqu’à 80, 90, 95 ans. »
Jean-Pierre Vasseur, président de Res Publica, qui chapeaute National, Cohn & Wolfe|Canada et Sonic Boom
«
C’était un communicateur hors pair, un travailleur acharné et un gestionnaire rigoureux. Au fil des années, il est devenu une personnalité marquante et incontournable du milieu des communications au Québec. »
Pauline Marois, première ministre du Québec
«
Il avait tellement un grand cœur! Il faisait des pieds et des mains pour aider quiconque en avait besoin. J’imagine que c’est pour ça qu’on le surnommait tous “mononcle”. »
Nathalie Bourque, vice-présidente des affaires publiques chez CAE, une entreprise qui figurait parmi les clients de M. Beauregard
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