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350e des filles du Roy

350e des filles du Roy : une sélection impressionnante pour l’occasion

Rachel Del Fante / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

filles du Roy 350e

Photo Courtoisie / Mainson Saint-Gabriel

Depuis deux ans, ces femmes de 19 à 65 ans doivent s’approprier leur personnage, de la confection de leur costume à l’étude historique de ses origines.

Un voilier transportant 36 descendantes des premières filles du Roy accostera à Montréal, samedi, pour célébrer le 350e anniversaire de l’arrivée en Nouvelle-France de celles qui ont changé l’histoire du Québec.

Partant de Québec, les 36 filles du Roy en costumes d’époque seront attendues à leur arrivée par 36 prétendants et des dizaines de calèches dans le port de Montréal. Après une cérémonie, le convoi de plus de 100 personnes fera le trajet du Vieux-Port jusqu’à la maison Saint-Gabriel, dans l’arrondissement du Sud-Ouest, où elles participeront à un bal au cours duquel les prétendants «courtiseront» les voyageuses.

Depuis deux ans, ces femmes de 19 à 65 ans doivent s’approprier leur personnage, de la confection de leur costume à l’étude historique de ses origines. Le groupe compte entre autres des infirmières, des femmes retraitées, des comédiennes et une graphiste, toutes réunies dans leur passion pour les métiers d’art, et pour avoir répondu à un appel lancé dans les journaux par la Société d’histoire des Filles du Roy, fondée en 2010.

Le tiers des participantes représente directement leur propre ancêtre, mais elles sont toutes des descendantes des premières filles du Roy. Pour Madeleine Juneau, directrice générale de la Maison Saint-Gabriel et organisatrice de l’événement, il était important qu’elles soient de vraies descendantes.

«On est plus riche comme ça, a-t-elle soutenu. On ne fait pas vibrer la même passion chez un comédien. C’est comme si elles étaient devenues ce personnage.»

Les prétendants, de leur côté, sont surtout des artisans de partout au Québec qui côtoient l’histoire ou la culture. Ils ont été approchés par la Maison Saint-Gabriel.

Un projet passionné

Les filles du Roy, sans compter leur participation au Bal des prétendants cette fin de semaine, ont suivi des cours d’histoire, ont participé à des conférences, des ateliers et des réunions. Elles ont aussi dû voyager en France, en plus d’animer les fêtes de la Nouvelle-France à Québec cet été, le tout bénévolement.

Nathalie Dion, qui incarne Marguerite Adrion, mais qui est avant tout contrôleuse de la qualité pour la biscuiterie Leclerc, a consacré ses vacances d’hiver et d’été au projet. «Tout ça a été tellement magique qu’on a embarqué les yeux fermés, a expliqué la passionnée de généalogie. À force de faire ses activités, on a appris à se connaître et on a développé un sentiment d’appartenance ; on s’appelle par notre nom jumelé maintenant!»

Créer l’engouement

Madeleine Juneau voulait créer un événement qui sorte de l’ordinaire dans le but de mobiliser la population. «J’ai reçu des appels et des visites d’Américains intéressés par l’événement, a-t-elle relaté, enthousiaste. Beaucoup d’entre eux vont venir parce qu’ils sont des descendants des filles du Roy.»

«J’espère qu’on provoque un sentiment de fierté chez les gens envers leur histoire, a reconnu quant à elle Nathalie Dion. Je suis fière de ses femmes solides.»

Pour Pierre-Olivier Dufresne, prétendant et violoniste en résidence à la Maison Saint-Gabriel, il s’agit de l’occasion d’honorer ces femmes qui ont été des héroïnes. «Les filles du Roy sont vraiment importantes pour la sauvegarde de notre patrimoine, a-t-il expliqué. Si on est là, c’est grâce à eux.»


 

Les premières filles du Roy

En 1663, le roi Louis XIV a envoyé 36 femmes pour agrandir la colonie en Nouvelle-France, alors formée de 800 hommes pour 60 filles à marier. La venue de ces premières filles du Roy parties de La Rochelle, en France, marque le début de la traversée de 800 femmes sur une décennie.

 

 

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