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Le 37e FFM est lancé

Le film québécois L’autre maison a ouvert l’événement hier soir

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Malgré les critiques qui lui tombent dessus comme à chaque année, le Festival des films du monde de Montréal (FFM) a démarré sur une bonne note hier avec la présentation en première mondiale du film L’autre maison, premier long métrage de fiction du cinéaste québécois Mathieu Roy.

Malgré les critiques qui lui tombent dessus comme à chaque année, le Festival des films du monde de Montréal (FFM) a démarré sur une bonne note hier avec la présentation en première mondiale du film L’autre maison, premier long métrage de fiction du cinéaste québécois Mathieu Roy.

Une des deux œuvres québécoises présentées cette année en compétition mondiale du FFM, L’autre maison, a reçu un accueil chaleureux lors de sa projection matinale, dans un Cinéma Impérial où il restait toutefois quelques sièges libres.

Mathieu Roy et ses acteurs ont eu droit à de bons applaudissements et à des commentaires élogieux de certains spectateurs visiblement touchés par la finesse et la sensibilité avec laquelle le cinéaste a traité la maladie d’Alzheimer, dont est atteint le personnage central de son film.

En soirée, Mathieu Roy et son équipe (dont le producteur Roger Frappier et les acteurs Roy Dupuis, Marcel Sabourin et Émile Proulx-Cloutier) ont foulé le tapis rouge déroulé exceptionnellement à l’intérieur de la Place des arts à cause de la pluie qui s’abattait sur Montréal.

Quelques dizaines de badauds s’étaient tout de même massés autour du tapis rouge pour assister au défilé d’invités, parmi lequel on a pu apercevoir notamment Pascale Bussières, Dany Laferrière, Chloé Sainte-Marie, Bernard Landry, Mario Saint-Amand et Patrice Roy (frère de Mathieu Roy).

En lever de rideau, un hommage a été rendu au compositeur Michel Cusson qui a signé la musique de films comme Maurice Richard, Séraphin et Omertà.

Hommage à son père

En partie autobiographique, L’autre maison raconte l’histoire de deux frères (Dupuis et Proulx-Cloutier) qui ne ­s’entendent pas sur la prise en charge du déclin de leur père atteint de la maladie d’Alzheimer (Sabourin).

Mathieu Roy (le documentaire Survivre au progrès) n’a pas caché qu’il avait voulu, avec ce film, rendre hommage à son père, le défunt journaliste Michel Roy, qui était atteint de la maladie d’Alzheimer – et qui est décédé il y a deux ans.

«J’ai voulu rendre hommage au ­panache de mon père devant la maladie, a indiqué hier Mathieu Roy. «C’est sûr que les gens qui ont connu mon père vont le reconnaître dans le film. Il est le point de départ de l’écriture du scénario.»

Pour lui, l’Alzheimer n’est d’ailleurs pas le sujet principal de son film: «Le but n’était pas de documenter la maladie de façon hyper réaliste, dit-il. Le film porte plutôt sur la confrontation entre ces deux frères face à cette maladie.»

Formidable dans la peau de ce père en perte d’autonomie, Marcel Sabourin dit avoir eu une certaine aisance à se glisser dans ce personnage particulièrement touchant. «Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un d’assez perdu et qui n’a aucun sens de l’orientation. Or, l’Alzheimer, c’est un peu ça», a souligné l’acteur.


  • L’autre maison sera présenté de nouveau aujourd’hui à 16h30, au Cinéma Impérial, et prendra l’affiche au Québec le 18 octobre.
  • Le 37e FFM se poursuit jusqu’au 2 septembre.

 

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