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BPC | Pointe-Claire

Encore un délai

Reliance a jusqu’à mardi pour déposer un plan d’action préliminaire

Anne Caroline Desplanques

Anne Caroline Desplanques

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Encore un délai

Photo le journal de Montréal, Benoît Pelosse

Ted Marshall, le fils du propriétaire de Reliance, a fait plusieurs allées et venues sur le terrain contaminé.

Rien ne sera fait ce week-end. Barils et transformateurs contaminés continueront à pourrir sur place sur le site d’entreposage illégal de BPC de Pointe-Claire.

Alors que Québec s’apprêtait hier matin à prendre le contrôle des lieux, la compagnie Reliance s’est finalement conformée in extremis à l’ordonnance du gouvernement, tard jeudi soir.

La compagnie a fait part de ses intentions au ministère de l’Environnement en lui faisant parvenir une lettre d’une seule phrase laconique: «Cette lettre confirme l’intention de Reliance de se conformer à l’ordonnance citée ci-dessus», peut-on lire dans le document obtenu par Le Journal.

Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a donc accordé un nouveau délai à l’entreprise. Elle a désormais jusqu’à mardi 3 septembre pour déposer un plan d’action préliminaire conforme aux exigences de l’État.

Le ministre Blanchet a précisé qu’il accueille la réponse «avec des réserves».

«Je ne tolérerai pas qu’il s’agisse d’une parade dans le seul but de gagner du temps, mais, si Reliance se conforme en bonne et due forme, la vitesse de réalisation de la décontamination sera la même que si le Ministère en avait pris la charge, et ce, aux frais de l’entreprise», a-t-il déclaré.

Chimiste inconnu

Harry Baikowitz, un chimiste qui se dit engagé par Reliance «pour régler le problème», a promis que les citoyens verraient du mouvement sur le site dès la semaine prochaine.

«On va régler ça, je vous promets», a-t-il déclaré, alors qu’il quittait le bâtiment du boulevard Hymus.

L’homme a affirmé avoir d’ores et déjà déposé deux plans d’action au ministère et avoir sollicité à deux reprises une rencontre avec le ministre, sans succès. Mais, du côté de Québec, l’attachée de presse du ministre Blanchet, Catherine Salvail, répond ne jamais avoir entendu parler de M. Baikowitz.

La Ville sceptique

Dans ce contexte, le maire de Pointe-Claire, Bill McMurchie, peine à croire en la bonne foi de l’entreprise. «Avons-nous confiance dans le propriétaire? Absolument pas», a-t-il lancé.

À bout de patience, le maire McMurchie a réagi froidement au nouveau délai accordé à Reliance.

«Nous souhaitons qu’il ne s’agisse pas de manœuvres dilatoires pour obtenir des délais indus au détriment de la sécurité et de la santé de la population», a-t-il déclaré.

Critiquant plus ouvertement Québec, le chef de la sécurité de la Ville, Réjean Cauchon, a pour sa part déclaré que le Ministère «attaque avec des fleurs».

– Avec la collaboration de Marie-Pier Gagné

 

 

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