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Contre la mine Matamec

Des manifestations s’organisent contre la mine Matamec

Lucie Charest / Agence QMI

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Matamec

Photo Lucie Charest / Agence QMI

Ginette Vaillancourt de Save Kipawa Lake et Johanne Descôteaux du groupe APART à Laniel le 27 août 2013.

KIPAWA – Trois manifestations sont prévues à Kipawa, Laniel et Témiscaming, en Abitibi-Témiscamingue, le 4 septembre, jour où la minière Matamec divulguera les résultats de son étude de faisabilité pour son gisement de terres rares à Kipawa.

Le groupe Save Kipawa Lake s’est formé spontanément sur Facebook en juillet. Il regroupe plus de 600 membres, dont 35 ont confirmé leur présence aux manifestations. Ginette Vaillancourt en est la porte-parole. Elle a rencontré Johanne Descôteaux, présidente du groupe environnementaliste APART sur le quai de Laniel.

«Si nous on ne fait rien, on ne sait pas ce qui peut arriver, a dit Mme Vaillancourt. Si jamais il arrivait un accident avec l’extraction des terres rares, c’est le lac Kipawa et toute la rivière des Outaouais qui pourraient être contaminés.»

Save Kipawa Lake travaille présentement à l’organisation de ces manifestations pacifiques qui se dérouleront simultanément sur les quais publics de Laniel, de Kipawa et devant les bureaux de Matamec à Témiscaming entre 16 h et 19 h. Des pancartes plutôt explicites et alarmistes commencent déjà à être distribuées dans des lieux publics ainsi que des pétitions réclamant des audiences publiques et une étude environnementale indépendante complète sur les impacts de cette activité minière.

Jouer dur

Pour les deux militantes, il s’agissait d’une deuxième rencontre. La première avait eu lieu le 14 août lors d’une présentation devant une salle d’une soixantaine de personnes. Au cours de la soirée, pas loin d’une quarantaine de personnes avaient signé la pétition.

«On s’est fait voler notre pétition pendant qu’on discutait après la réunion», a déploré Mme Descôteaux.

«Ah, c’est sûr que ça joue dur et ça va jouer encore plus dur, a renchéri Ginette Vaillancourt. C’est des gros montants d’argent qui sont en jeu.»

Après avoir tenté sans succès d’obtenir l’appui des maires en Abitibi-Témiscamingue pour demander une étude indépendante environnementale complète, la présidente du groupe APART a trouvé tout naturel de se joindre au groupe Save Kipawa Lake pour le 4 septembre. «Pour moi, se contenter d’études environnementales réalisées par Matamec, c’est comme demander à un lapin d’être le gardien de notre pomme de laitue», a conclu Johanne Descôteaux.

 

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