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Étudiants cherchent logements

Montréal compte plus de 200 000 jeunes sur les bancs de l’école pour 5200 chambres en résidences

Étudiants cherchent logements
Photo le journal de montréal, anne caroline desplanques À 21 et 20 ans, Fannie Deschênes et Philippe Lacroix emménagent en colocation pour la première année. En quête d’un petit loyer, ils ont élu domicile dans Hochelaga-Maisonneuve.

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C’est la rentrée à Montréal pour plus de 200 000 étudiants ces jours-ci, mais moins de 3 % trouveront une chambre en résidences. Pour les autres, se loger à prix modique est un véritable casse-tête.

C’est la rentrée à Montréal pour plus de 200 000 étudiants ces jours-ci, mais moins de 3 % trouveront une chambre en résidences. Pour les autres, se loger à prix modique est un véritable casse-tête.

«Est-ce que ça passe?... On devrait peut-être enlever le cadre de porte, non?»

«Ben non, ça rentre. Lève un peu plus, j’ai le dos plié en quatre là.»

Fannie Deschênes et Philippe Lacroix donnent un coup de main à deux amis costauds venus les aider à emménager. À 20 et 21 ans, ces deux étudiants en communication à l’UQAM emménagent en colocation pour la toute première fois.

Ils ont dû demander à leurs parents de se porter garants d’eux pour rassurer le propriétaire. Les papas gardent un œil sur les travaux de rénovation promis. Mais la clef de l’indépendance, elle, est dans leur poche.

Comme Fannie et Philippe, les deux tiers des étudiants qui quittent le nid parental se tournent vers la colocation. Le modèle est si populaire que l’Université de Montréal a même organisé cette année deux speed dating pour aider les futurs colocataires à se rencontrer.

Résidences inaccessibles

Pourquoi ne pas opter pour les résidences? Parce qu’elles n’ont la capacité de loger que 4 % des étudiants de toute la province ne vivant pas chez leurs parents, selon l’Unité de travail pour l’implantation de logements étudiants (UTILE).

En plus, «les résidences sont souvent réalisées sans souci d’accessibilité», dénonce l’UTILE. Se loger aux résidences de l’UQAM coûte en effet entre 430 $ et 520 $ par mois. À celles de l’université McGill, c’est pire: certains étudiants y déboursent jusqu’à 1150 $ par mois.

Loyers disproportionnés

En colocation, Fannie et Philippe sortiront chacun 500 $ par mois de leur poche pour un 4½ du quartier Hochelaga-Maisonneuve, en comptant le chauffage et Internet.

C’est un peu moins que la médiane de leurs camarades qui paient entre 480 et 661 $ par mois pour se loger, une part disproportionnée de leur faible revenu. En effet, le revenu annuel moyen étudiant est de 13 397 $, selon la Fédération étudiante universitaire du Québec.

Mais, comme les deux tiers des jeunes qui quittent le nid parental, Philippe et Fannie n’ont pas le choix: leurs parents vivent trop loin de leur université pour qu’ils puissent garder leur chambre d’ados.

 

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