/news
Navigation
Aide médicale à mourir

66 % sont d'accord

Aide à mourir
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

La majorité des médecins du Québec estiment que l’aide médicale à mourir est un soin approprié de fin de vie, indique un sondage effectué pour l’Association médicale du Québec.

En prévision des débats entourant le projet de loi 52 (Loi concernant les soins de fin de vie) qui sera à l’étude cet automne, l’AMQ a voulu connaître la perception de ses quelque 10 000 membres à l’égard de l’aide à mourir. Le sondage indique que 66 % des 1201 médecins qui ont accepté de répondre aux questions reconnaissent l'aide médicale à mourir comme un soin approprié de fin de vie. Cela dit, seulement 41 % des médecins susceptibles de recevoir une demande d'un patient accepteraient de lui offrir l'aide médicale à mourir si celui-ci correspond aux critères d'admissibilité.

Presque la totalité des médecins consultés (94 %) croient qu’il faut changer la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour que soit reconnu le droit de recevoir des soins palliatifs.

«Au Québec, l'acceptation sociale du concept d'aide médicale à mourir comme soins de fin de vie est grandissante, a déclaré Dr Laurent Marcoux, président de l'AMQ dans un communiqué. Le débat social des quatre dernières années a permis d'en définir les concepts et de prendre en considération l'ensemble des enjeux et des intervenants. Avec le projet de loi 52, le gouvernement québécois propose un cadre législatif respectant le droit d'accès à ces services pour la population ainsi que le droit des médecins à l'objection de conscience.»

L’AMQ doit déposer mardi un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 52.

Commentaires