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Courir pour s’épanouir

Courir pour s’épanouir
photo le journal de montréal, pierre-paul poulin De jeunes élèves se sont entraînés sans relâche depuis plusieurs mois dans le but de participer au Marathon de Montréal.

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Prenez des élèves du secondaire issus de quartiers parfois durs, jumelez-les à des mentors et vous obtenez des marathoniens en moins d’un an.

C’est le défi que relève le programme Étudiants dans la course depuis quatre ans. Et avec beaucoup de succès.

«Ce ne sont pas tous des décrocheurs potentiels, ils ont tous des profils différents, mais ils ont tous quelque chose à aller chercher», explique Éric Leclerc, mentor et porte-parole du programme.

Lors du Marathon de Montréal, ils ­seront entre 16 et 18 jeunes à prendre le départ et ils feront comme leurs prédécesseurs des cohortes précédentes, ils ­franchiront le fil d’arrivée.

«On en perd quelques-uns pendant l’année, mais notre fierté, c’est que tous ceux qui se sont présentés à la ligne de ­départ ont tous terminé.»

Premiers pas

Le défi est d’autant plus grand que la plupart des jeunes participants n’ont ­jamais couru de leur vie.

«Je ne faisais pas du tout de sport avant, c’est ma première expérience de sport. De temps en temps, je jouais au ­ultimate frisbee avec des amis», confirme le jeune Gabriel Morin Savard.

Preuve que ça fonctionne bien, avec quelques-uns de ses collègues, Kevin Zelaya-Diaz, va pousser l’aventure plus loin.

«Je vais continuer de courir à l’école», a confirmé l’élève de 4e secondaire de l’école Chomedey-de-Maisonneuve.

Entraînement sérieux

Afin de fournir les outils nécessaires à leurs protégés, les mentors leur donnent un entraînement sérieux à compter du mois de novembre, soit une dizaine de mois avant la grande course.

Ils vont ainsi participer à quelques courses au cours de l’année, en commençant par 5 km, puis 10 km et enfin un demi-marathon.

«Le gros défi, c’est de motiver les jeunes, explique Leclerc. Quand on les ­approche au début de l’année, ils ont le goût, mais ils n’ont aucune idée de ce dans quoi ils s’embarquent.

«La plupart n’ont jamais couru, alors c’est un programme qui vise à leur permettre d’atteindre le niveau minimal d’entraînement pour effectuer un marathon.»

En plus de tout l’équipement qui leur est fourni gratuitement par des commanditaires, ils recevront une bourse d’études d’environ 705 $ pour leurs ­efforts.

Valorisant

Il va sans dire que l’expérience est ­extrêmement valorisante, autant pour les participants que pour leurs mentors.

«Je ne m’attendais pas à ce que le programme soit aussi facile. Ça t’apprend à t’améliorer au fur et à mesure, à tel point que tu ne te rends pas compte que tu t’améliores et ça vient naturellement», confirme Gabriel Morin-Savard.

Mira Metz-Fleury en est à une ­première expérience comme mentor, elle qui n’est pas une habituée de la course à pied, mais elle est enseignante, alors elle apprécie la relation qui s’installe entre elle et son protégé, Kevin Zelaya-Diaz.

«En tant qu’enseignante je côtoie ­beaucoup de jeunes, c’est très valorisant. C’est notre récompense, les sourires des jeunes et des élèves!»

Même son de cloche de la part d’un ­autre mentor, Stéphane Robitaille.

«Les mentors en retirent autant de fierté et de bonheur que les jeunes, ­particulièrement à la fin.»

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