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Charte des valeurs : Des pro-laïcité veulent que la charte aille encore plus loin

Des personnalités publiques appuient le projet du ministre Drainville

Ils veulent qu'elle aille plus loin
Photo le journal de montréal, sarah-maude lefebvre Le Rassemblement pour la laïcité - on voit ici Guy Rocher, Leila Bensalem, Daniel Baril, Ali Kaidi et Martine Desjardins – prône notamment le remplacement du droit de retrait par une période de transition.

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Alors que le débat autour de la charte bat son plein, une nouvelle coalition formée entre autres de personnalités publiques demande au ministre Drainville d’aller encore plus loin, notamment en enlevant le droit de retrait.

Alors que le débat autour de la charte bat son plein, une nouvelle coalition formée entre autres de personnalités publiques demande au ministre Drainville d’aller encore plus loin, notamment en enlevant le droit de retrait.

Le Rassemblement pour la laïcité, qui se présente comme une réponse au courant anti-charte, regroupe une quinzaine d’organisations et une soixantaine de personnalités publiques, dont le chanteur Paul Piché, l’ex-ministre péquiste Louise Beaudoin et le cinéaste Jacques Godbout, pour ne nommer que ceux-là.

En conférence de presse hier, les membres de cette coalition élargie ont indiqué qu’il était crucial de faire entendre leurs voix, dans «un contexte où la parole est donnée essentiellement aux opposants à la charte».

L’urgence d’agir

N’hésitant pas à aller plus loin que le ministre Drainville, le Rassemblement demande que le droit de retrait soit remplacé par une période de transition et que le crucifix de l’Assemblée nationale soit réins-tallé ailleurs.

L’ex-leader de la FEUQ, Martine Desjardins, a plaidé qu’il était temps de «prendre le taureau par les cornes» avant que le Québec ne soit aux prises avec une «problématique importante».

Leila Bensalem, qui enseigne dans une école multiethnique de Montréal, a pour sa part indiqué que le milieu de l’éducation attendait depuis longtemps des balises claires.

«Dans nos écoles, on est littéralement bombardé jour après jour, semaine après semaine, par les demandes d’accommodements raisonnables. On se demandait quand quelqu’un allait enfin se mettre debout pour en finir avec les patates chaudes dans les écoles», dit-elle.

«On a en marre d’être identifié par notre appartenance religieuse. On veut l’être par notre citoyenneté», a aussi ajouté Ali Kaidi, de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité.

Tensions entre les deux camps

De nombreuses flèches ont aussi été lancées à l’égard du camp des anti-charte.

«La première salve tirée par les anti-charte a été très agressive. J’ai été étonné de leur ton, de leur mépris et des accusations de racisme envers ceux qui ne pensent pas comme eux», a dénoncé le chansonnier Paul Piché.

«Je ne pense pas que toutes les femmes voilées sont des intégristes, s’est également défendu l’ex-ministre péquiste Louise Beaudoin. Mais tous les intégristes portent un voile. Et notre combat, c’est ça. Contre l’intégrisme.»

Hier, les signataires de la Déclaration des indépendantistes pour une laïcité inclusive s’en sont pris à leur tour à cette nouvelle coalition.

«Que ces gens prennent le métro et qu’ils parlent à la population! Leurs arguments sont peu impressionnants», s’est moqué Jean Dorion.

«Ce sont des gens qui pensent que la charte ne va pas assez loin. Une réaction comme celle-là ne peut qu’augmenter la tension», s’est désolé le porte-parole de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi.

 

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